‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 549 sur 569 · Dans le traité premier. (1662-1664, 1717, 1804, a · texte numérisé non relu

Dans le traité premier. (1662-1664, 1717, 1804, a

9. Henri de Taillefer, sieur de Barrière. Voyez sur lui les Mémoires de Retz, tome II. p. aog, note a.

10. Gïnseiller au Parlement, puis, plus tard, maître des requêtes. Dans la plupart des éditions antérieures à 1804 : Crécjr,

1 1. Du comte de .Maure. (i66a-i838.)

la Et les feroit dépendre. (1804, a6, 38.) i3. Voyez ci-dessus, p. 137, note 6.

54a APPENDICE AUX MÉMOIRES.

distribues à propos. Quant au Parlement, il fut satisfait sur la ré~ formation des trois articles que ses dëput^s aToient demandée, et Sa Majesté le dispensa de venir à Saint-Germain, où elle devoit tenir son lit de justice, et de la cessation de l'assemblée des chambres révoquant les prêts*. Ainsi, les principaux intéressés étant contents, les députés revinrent à Paris, où, les chambres assemblées, la déclaration du Roi pour la paix fut vérifiée, et ordonné * que Leurs Majestés scroient remerciées de la paix qu'il leur avoit plu donner à leurs sujets*.

Telle fut la fin de cette guerre, dans laquelle aucun des deux partis n'ayant surmonté l'autre, pas un n'obtint ce qu'il s'étoit proposé ; car le Parlement et le Cardinal demeurèrent dans leur même splendeur, et l'état présent des choses ne changea point. Pourtant^ la paix, dans laquelle prirent fin toutes les horreurs de la guerre civile pour quelque temps, fut reçue avec ime allégresse universelle, à la réserve de ceux dont la condition languit dans la tranquillité publique, qui ne se relèvent que par les factions, et qui établissent leur sûreté et leur bonheur dans le naufrage des autres.

Mais le feu de la guerre civile n'étoit pas si éteint par cette paix du Parlement, qu'il ne se ralluma* quelque temps après, pour se répandre, avec plus de violence, dans les principales provinces du Royaume; et certes il étoit difficile que laBeine eût une reconnoissance proportionnée aux grands services que Monsieur le Prince lui avoit rendus , et aussi que Monsieur le Prince se contint dans la modestie qu'il devoit avoir •, après avoir si utilement servi ; car, les dettes de cette nature, ne se pouvant payer, produisent d'ordi> naire de la haine dans l'esprit du Souverain, et en même temps inspirent des pensées de domination aux sujets qui ne le peuvent souffrir'. Or, comme le Cardinal avoit principalement senti le fruit des assistances de Monsieur le Prince, il étoit aussi le plus exposé à ses plaintes, a ses demandes, à ses menaces et à sa mauvaise humeur.

I. Des trois articles pour lesquels ses députés aToient été envoyés. Sa Majesté..., de justice, et ou retrancha ce qui étoit relatif à la cessation de rassemblée des chambres et aux emprunts à faire par le Roi. (1804, a6, 38.)

a. Et il fut ordonné. {Ibidem. )

3. Les députés revinrent à Paris le 3o mars; ils firent leur relation an Parlement le 3 1, et le i*'' avril la déclaration de la paix fut vérifiée par les chambres. Voyez Reiz , tome II, p. 476-478.

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