Dans Tune de ses terres. (1804, a
4. Lorsque la cour étant à Compiègne, où le duc de Vendôme étoit, le Cardinal n'omit aucun soin. (i66a-i838.)
5. On qu'il en méprisât la conséquence, ou plutôt qu'il craignit l'éclat qui résnlteroit de ce refus. (1804, a6, 38.)
6. Les textes de i66a-x8o4 portent encore id, comme plus haut (p. 538], M, de Longueville, et les participes qui snÎTent sont an masculin.
*], Ilj c'est-à-dire Mazarin.
8. « Cest que le Cardinal avoit voulu faire épouser Mlle d'Angouléme an jeune Biandni» son neven, qui ne ponvoit pas ûkt comparaison de naisiaiife
qui ëtoît alors à contre-temps, de sorte que lears cœurs étant ulcërés, les soupçons, les d<$fiances, les rapports, dont les courtisans ne sont guère avares dans les brouilleries du cabinet, les enTenimoîent * davantage, et leur faisoient naître des sentiments de se venger fort différents ; car Monsieur le Prince se satisfaisoit par des mépris qui sont très-souvent impuissants ; le Cardinal arrc on silence profond faisoit ses préparatifs*, et jetoit les fondements de sa perte. Tous les deux pourtant conservoient toujours les mêmes apparences avec bien peu * de froideur ; mais cette aliénation avoît encore pris son origine par une communication étroite et assidue qu'ils avoient eue ensemble pendant la guerre, où, comme c'ett assez Tordinaire qu*on diminue * d Vstime dans la familiarité, qui nous fait voir tous entiers et sans réserve , principalement dans Tcxcès * de la bonne ou de la mauvaise fortune, le Prince en avoît beaucoup perdu pour le Cardinal *, et n'étant plus retenu par la crainte de la puissance ébranlée, il se réjouissoit de ses défauts avec M. le duc d'Orléans et les confidents du Cardinal.
Ceux-ci, avec peu de fidélité pour tous les deux, après avoir fidt leur cour à Monsieur le Prince, rendoient compte au Cardinal de ses railleries sanglantes dont le souvenir donne de mortels aiguillons à la vengeance, et ne s*efface jamais de la mémoire. D'autre paît, le Cardinal avoit découvert qu'il ne pouvoit faire uu fondement solide sur l'amitié de Monsieur le Prince, qui étoit plutôt gouverné par ses caprices que par la raison et par ses intérêts, et que cette humeur méprisante, au lieu de s'arrêter, augmenteroit avec le temps: si bien que, ne pouvant se l'acquérir, il méditoit de le perdre. Ajoutez ù cela que, la concorde et la puissance étant incompatibles en uu même lieu, le Cardinal ne pouvoit souffrir à la cour un supérieur, ni Monsieur le Prince une personne qui lui fut égale. Mais ce qui acheva de ruiner entièrement leur liaison fut que le
arec M. de Joyeuse. » {iVote de Pêdition de 1688.) — Avant la gaerre de Paris, il 7 avait eu une « négociation secrète, dit Mme de Motteville (tome HI, p. i5f), entre le cardinal Mazarin et le duc de Longueville, par où le ministre avoit fait espérer à ce prince le Havre-de-Grice, moyennant qu*il Ht en sorte avec le prince de Condé, son l)ean-frère, que Mlle d'Alais, fiUe du doc d*Angooléme, sa cousine germaine, épousât son neveu Mancini {vojrez ci'desstu, p. as3, note \)\ mais que le prince de Condé, ne voulant point manquer de parole aa duc de Joyeuse {Louis)^k qui il avoit promis Bille d*AUiis, rompit œ traité.... • I. Les animoient. ( 166a- 1 838.) — a. Les préparatiCi. (Ibidem.)