‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 103 sur 364 · I. Var. : et il ne perd rien. {Manuscrit et i · texte numérisé non relu

I. Var. : et il ne perd rien. {Manuscrit et i

1. Le contemporain annote ainsi cette maxime : c Vrai; témoin

les flévots. • Il est à croire que la Rochefoucauld Ta entendu de

méine , et qu*il a pensé à Mme de Longneville , aussi bien que dans

les maximes a54y 358, 534^ 536 et 563.

3. La Bruyère (de P Homme, n» 7a) : c Notre Tanité, et la trop grande estime que nous avons de nous-mêmes, nous fait soupçonner dans les autres une fierté à notre égard, qui y est quelquefois, et qui souvent n*y est pas; une personne modeste n'a point cette délicatesse. > — Rapprochez des maximes 3i et 389.

4. Ainsi que le fait remarquer Tannotatenr contemporain , cette pensée «e rapporte à la précédente. — Pascal {Pensées, article II, 3) : c La vanité est si ancrée dans le cœur de l'homme, qu'un soldat, un goujat , un cuisinier, un crocheteur se vante et veut avoir ses admirateurs. » — Vauvfnargues (p. 79) : c L'orgueil n'est pas plus égal dans tons les hommes que l'ambition , ou le courage; et comme il y a des hommes qui ont moins d'esprit, moins de vivacité, moins d'humanité que d'autres, il s'en trouve aussi qui ont moins d'orgueil. » — La Harpe (tome VII, p. i58) abonde dans le sens de YauTenargues : c Je ne crois point dn tout cette proposition vraie,

Il semble que la nature, qui a si sagement disposé les organes de notre corps pour nous rendre heureux , nous ait aussi donné l'orgueil pour nous épargner la douleur de connoitre nos imperfections ^ (éd. i *.)

xxxvn

L'orgueil a plus de part' que la bonté aux remontrances que nous faisons à ceux qui commettent des fautes, et nous ne les reprenons pas tant ' pour les en corriger, que pour leur persuader^ que nous en sommes exempts*.

(ÉD. I*

xxxvui

Nous promettons selon nos espérances, et nous tenons selon nos craintes *. (éd. i.)

pal même en mettant V amour de soi à la place de t orgueil,.,. Dire que cet orgueil est égal dans tous^ c'est anéantir une vertu qui lui est opposée, la modestie.... Prétendre que personne n*est véritablement pins modeste qa*un autre, c'est dire que nul homme n'a plus de bon sens qu'un autre homme; que nui n'est capable de restreindre par la réflexion l'idée trop avantageuse qu'il est tenté d'avoir de Inimême. »

I. Vab. : La nature, qui a si sagement ^ourpu à la vie de F homme par la disposition admirable des organes du corps, lui a sans doute donné l'orgueil pour lui épargner la douleur de connoitre ses imperfections et ses misères. (i665.) CTest sans doute à cause du rapport douteux des pronoms que l'auteur a remanié cette pensée. — Vauvenargues (p. 84 9 note) la range parmi celles qui lui paraissent communes. — Selon la maxime 494) l'amour^propre d'ordinaire nous aveugle, mais parfois aussi nous éclaire.

a. Vab. : a bien plus de part. (i665.)

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