Vab. : et «7 y en a d*autres.... (i
3. Vab. : .... voir de près, pour en bien discerner toutes les cir~ constances; il y en a d^autres dont on ne juge.... {Manuscrit,) — Voyez la a* des Réflexions diverses,
4* Pensée commune, selon Vauvenargues (p. 84)*
5. Var. : et comme il est presque infini, de là vient qu^U jr a si peu de gens qui sont savants, que nos connoissanceft sont superficielles et imparfaites, et qu'on décrit les choses, au lieu de les définir. En effet, on ne les connaît et on ne les fait connoitre qtCen gros, et par des marques communes : de même que si queiqu^un disait que le corps humain est droit, et composé de différentes parties, sans dire le nombre.
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C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer quoB n'en fait jamais ^ (éd. 2.)
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L'esprit ne sauroit jouer longtemps le personnage du cœur*. (ÉD. 2.)
La jeunesse change ses goûts par Tardeur du sang, et la vieillesse conserve les siens par Taccoutumance '.
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On ne donne rien si libéralement que ses conseils*. (ÉD. 1*.)
la situation, Us fonctions, les rapports et Us différences de ces parties* (^Manuscrit,) — A propos de la science du détail dont parle cette maxime, Amelot de la Houssaye, et, après lui, Duplessis, citent Colbert comme exemple; comme il 8*agit ici du détail, non des affaires^ mais des connaissances humaines, cet exemple est sans application.
I. Cette pensée revient à la ao4^. — Voyez aussi les 189^ et 43 1*.
3. L^idée parait ressassée, car on la retrouve plus ou moins dam les maximes 43, loa et io3.
3. Vah. : par V habitude, (Manuscrit.) — Voyez la io« des i?^flexions diverses,
4- L*annotateur contemporain fait cette réserve : c excepté au Palais, où Ton paye tout. > — Vàb. : // n^j a point de plaisir qu'on fasse plus volontiers à un ami que celui de lui donner conseil. (i665.) — Vauvenargues (maxime 490, Œuvres, p. 44^) • < Nous voulons foiblement le bien de ceux que nous n'assistons que de nos conseils, s
Plus on aime une maîtresse, et plus on est prêt de la haïr*. (ÉD. 2.)
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Les défauts de Tesprit augmentent en vieillissant, comme ceux du visage*, (éd. 2.)
CXUI
Il y a de bons mariages, mais il n^ en ^ point de délicieux', (éd. 2.)
I. Voyez la maxime 7a, et la 8^ des Réflexions diverses, — Prêt de est le texte de toutes -les éditions originales (yoyez le Lexique), — La Bruyère (du Cœur^ n** 3o , tome I, p. ao3) : < Eln amour, il n'y a guère d'autre raison de ne s'aimer plus que de s'être trop aimés. 9 — Meré (maxime 374) dit même chose de l'amitié . c II n'y a point de plus grande haine que celle qui succède à une grande amitié. »
a. Montaigne (Essais ^ livre III, chapitre 11, tome III, p. i3o) : f n me semble qu'en la yieillesse nos âmes sont subiectes à des maladies et imperfections plus importunes qu'en la ieunesse.... Elle nous attache plus de rides en l'esprit qu'au -visage ; et ne se Teoid point d'ames, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi. 9 — L'annotateur contemporain fait remarquer qu'il y a pourtant de belles vieillesses d'esprit, et cette objection n'aurait pas été désagréable à la Rochefoucauld, déjà vieux. — Voyez les maximes 307, aïo et 444.
3. Swift en donne cette explication tout humoristique : < La raison pour laquelle si peu de mariages sont heureux, c'est que les jeunes filles passent leur temps à tendre des filets, au lieu de préparer des cages. » — Lady Wortley Montagne, fort choquée de l'irrévérenoe de la Rochefoucauld, l'a réfuté dans une dissertation en forme, que l'on troure à la suite de ses Lettres; que n'a-t-elle plutôt réhité la Bruyère, qui se montre plus irrévérencieux encore? < Il y a peu de femmes si parfaites, dit-il (des Femmes, d9 78, tome I, p. igS), qu'elles empêchent un mari de se repentir du moins une fois le jour d'avoir une femme, ou de trouTcr heureux celui qui n'en a
On ne se peut consoler d'être trompé ^ par ses ennemis, et trahi par ses amis, et Ton est* souvent satisfait de l'être par soi-même. (bd. 1*.)
11 est aussi facile de se tromper soi-même sans s'en apercevoir', qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent, (éd. i*.)
point. > — Montaigne {Essais, Mrre III , chapitre y, tome III, p. 3i5) : c Bonne femme et bon mariage se dict, non de qui Test, mail duqael on se taist. > — Quant à la Rochefoucauld, on Tondrait penser qu'il était yeuf quand il publia cette maxime (1666); mais sa femme ne moorut que quatre ans après.
I. Var. : On est au désespoir d'être trompé.... (i665.) a. Var. : et >/i est..,. (i665.) — Charron {de la Sagesse, livre I> chapitre xxxyi) : f Nous prenons plaisir à nous piper nous-mesmes à escient. > — Vauvenargues (p. 81) : c II n'y a, en cela, aucune contradiction : on est presque aussi fâché d'avoir été trompé par soi-même, quand on s'en aperçoit, que de Tavoir été par d'autres; et si Ton est quelquefois bien aise d'être trompé par soi-même , c'est qu'on ne s'en aperçoit pas toujours; car, si l'on savoit que l'on se trompe , on ne serolt point en erreur. Il est vrai qu'on s*en doute quelquefois, et qu'on ne veut pas s'éclairer ; mais cela nous arrive aussi bien avec les autres qu'avec nous-mêmes : lorsqu'on nous flatte, par exemple. » — Vauvenargues a pourtant une pensée que nous avons déjà citée à un autre titre (p. 69, note i], et qui se rapporte partiellement à cette maxime 114 : a Les hommes semblent être nés pour faire des dupes , et Vitre d^ eux-mêmes. > — Voyez aussi la 5i6e maxime de la Rochefoucauld.
3 . Vab . : Il est aussi aUéàe se tromper sans s'en apercevoir. . . . (i 665.) — Mme de Sablé {maxime 11) : « Ceux qui usent toujours d'artifice devroient au moins se servir de leur jugement pour connoltre qu'on ne peut guère cacher longtemps une conduite artificieuse parmi des hommes habiles et toujours appliqués à la découvrir, quoiqu'ils feignent d'être trompés, pour dissimuler la connoissance qu'ils en
6o RÉPLEXIOUS OU SENTENCES
Bien n*est moins sincère que la manière de demander et de donner des conseils : celui qui en demande paroît avoir une déférence respectueuse pour les sentiments de son ami, bien qu'il ne pense qu'à lui faire approuver les siens, et à le rendre garant de sa conduite; et celui qui conseille paye la confiance qu'on lui témoigne d'un zèle ardent et désintéressé, quoiqu'il ne cherche le plus souvent % dans les conseils qu*il donne, que son propre intérêt ou sa gloire*, (éd. i*.)
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La plus subtile' de toutes les finesses est de savoir bien feindre ^ de tomber dans les pièges que l'on nous tend,
ont. 1 — Le commencement de la maxime Sog de VauTcnargaet (pSuvres, p. 419) ressemble à la seconde partie de la pensée de la Rochefoucauld : « Tous les honmies sont clairvoyants sur leurs intérêts, et il n'arrive guère qu'on les en détache par la ruse.... 1 I. La a* édition (1666) n*a pas ce correctif : c le plus souvent. 1 3. Var. : Rien n*est plus divertUsemt que de voir deux hommes as~ semblés, F un pour demander conseil , et P autre pour le donner : tun paroit avec une déférence respectueuse, et dit qu*il vient recevoir des instructions pour sa conduite ; et son dessein^ le plus souvent , est de faire approuver ses sentiments, et d^ rendre celui qu^il vient consulter gSLrant de Faffaire qu'il lui propose. Celui qui conseille jiSi^ett abord la confiance de son ami des marques d*un zèle ardent et désintéressé, et il cherche en même temps , dansiej propres intérêts y des règles déconseiller; de sorte que son conseil lui est bien plus propre qu'à celui qui le reçoit, (i665.)