‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 119 sur 364 · Vab. : La plus déliée,,,, (i · texte numérisé non relu

Vab. : La plus déliée,,,, (i

4. Var. : bien faire semblant, (i665.) C'était l'avis d'Agrippine (^diCiXe^ Annales^ livre XIV, chapitre vi) : ... solum insidiarumremedium esse, si non intelligerentur, c Le seul moyen de se garantir des pièges, c*est de paraître ne pas les voir. 9 — La tromperie était le moyen ordinaire de Mazarin ; il en usa tellement qu'il n'abusa plus personne,

ET MAXIMES MORALES. 6i

et^ on n'est jamais si aisément trompé que quand on songe à tromper les autres, (^d. i*.)

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L'intention de ne jamais tromper nous expose à être souvent trompés^, (éd. i.)

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Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres, qu'enfin' nous nous déguisons à nous-mêmes.

(ÉD. I*

et doo Lais de Haro disait de lai : c II a an grand défaut en politique, c'est qu'il yeut toujours tromper. 9 — Vauvenargues pensait comme le ministre espagnol (partante à la maxime 176, OEuvres, p. ^u) i c Ceux qui -veulent toujours tromper, ne trompent point; » et la Rochefoucauld en convient lui-même , non-seulement dans la présente maxime f mais dans ses Mémoires {vers la fin), où il la répète : c On n'est jamais si facile à être surpris que quand on songe trop à tromper Us autres, » — Mme de Sablé (maxime 4) : < H ^^t quelquefois bien utile de feindre que Ton est trompé.... » — La Bruyère (de la Société et de la Conversation, n<> 58, tome I, p. i35) : c Vous le croyez ▼otre dupe : s'il feint de l'être, qui est plus dupe de lui ou de vous? i — C*est la politique que le cardinal de Retz(voyez sesMémoires passim) pratiquai! à l'égard de Gaston d'Orléans ; pour gouverner ce prince, il fallait se mettre à sa suite, et paraître dupe de ses finesses; le Cardinal, aussi souple qu'impétueux, n'y manqua jamais. — Voyez les maximes 137, 199 et 34^*

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