‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 121 sur 364 · I. Vae. : .... est Veffet,,,, (i · texte numérisé non relu

I. Vae. : .... est Veffet,,,, (i

a. Vab. : .... quMi toujours. (i665.) — Comme la finesse est Feffet d'un petit esprit, il arrÎTe quasi toujours.... {Manuscrit,) — Gioéron {Je Officiis^ livre II, chapitre ix] : Quo quis uersutior et eallidior est y hoc inpîsior et suspectior,.,. c Plus un homme est fin et rusé, plus il se rend suspect et odieux. » -^ Vauyenargues {maxime 85 , OEuvres , p. 38a) : c On gagne peu de choses par habileté, t — Duclos (tomel, p. i3a, Considérations sur les mœurs de ce siècle ^ chapitre xni) : c La finesse peut marquer de Tesprit, mais elle n'est jamais dans un esprit inpérieur, à moins qu'il ne se trouTe avec un cœur bas. • — Voyez les maximes ii6, lay, a45, S^g, et la i6« des Réflexions diverses,

3. Habilité est le texte des diverses éditions où la nusxime a paru loas cette forme du yiyant de l'auteur; cependant tontes les éditions donnent habileté wix maximes i44) ^4^, a83 {d9* a66, a67, 3ii, de la I** édition), et toutes aussi, sauf la 5^, à la nuueime 170 (no 178 de la i'^ édition). — Var. : Si on étoit toujours assez habile, on ne feroU jamais de finesses (i665 C : de finesse) ni de trahisons, (166 5.) — Voyez la maxime Sag.

4. Vab. : On est fort sujet à être trompé quand on croit être plus fin que les autres. (i665.) — La maxime 394 en donne la raison : c On peut être plus fin qu'un autre, mais non pas plus fin que tous les antres. » — Antonio Ferez, cité par Amelot de la Houssaye : Uno

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La trop grande ^ subtilité est une fausse délicatesse , et la yéritable délicatesse est une solide subtilité, (éd. i*.)

U suf&t quelquefois d*étre grossier * pour n'être pas trompé par un habile homme', (éd. i*.)

La foiblesse est le seul défaut que Ton ne sauroit corriger *. (ÉD. 2.)

Le moindre défaut des femmes qui se sont abandonnées à faire Tamour, c'est de faire Tamour *. (éd. a.)

mo fuêdê enganar à todos, f Un leal homme ne peut abuser tout le moiide. > — Voyez let nuuàmes 117, ia5, 199, i4^> 394» ^ 1a note de U 407*.

I. L'édition de i665 n*a ni trop grande^ ni, plus loin, 9irUMe.

a. Vâb. : Ceit quelquefois assez d*étre grossier.... (i665.)

3. Éridemment la Rochefoucauld gardait rancune au duc de Beaufint; du moins est-ce encore à lui, on n*en peut douter, qu'il fait allusion dans cette maxime^ comme dans les 56* et 90*, car il dit expressément dans les Mémoires .* < Le due de Beaufort aUolt assez hmMIement à ses fins par des manières grossières. > On sait que ce petitfils d'Henri IV fut surnommé ie roi des Halles,

4* Voyez la maxime 445.

5. Voyez les maximes 78, 896, 40a, 440 et 471* ~-~ Aimé-Martin (p,6oet 61): cJ. J. Rousseau a dit quelque part qu'il n'aurait youlu de Ninon ni pour maîtresse ni pour amie. Sans doute il ayait appris de la maxime de la Rochefoucauld ce que la Rochefoucauld lui-même ayait appris de l'expérience et de Ninon, i

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Il est plus aisé d'être sage pour les autres que de Tétre pour soi-même^, (éd. i*.)

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Les seules bonnes copies sont celles qui nous font voir le ridicule des méchants originaux*, (^d. 2*.)

On n'est jamais si ridicule par les qualités que Ton a que par celles que Ton aiSecte d'avoir '. (io. i.)

I. Var. : .... que de Fétre assez pour soi-même. (166S.) — La forme de cette pensée prête à Téquivoque ; l'auteur a-t-il touIu dire qa*il nous est plus facile d*être sage pour le compte des autres que pour le nôtre, c'est-à-dire qu'il est plus aisé de eonselllerW sagesse que de la pratiquer? ou bien qu'il est plus aisé de paraître sage que de Vitre? Une variante, fournie par le manuscrit, semblerait décider pour le dernier sens, bien que TéquiToque n^ait pas entièrement disparu : c On est sage pour les autres personnes : personne ne Vest assez pour soi-même, » — Le mot sage signifie probablement ici habile^ prudent^ prévoyant,

3. Var. : le ridicule des excellents originaux. (1666.) — Bien qoe les mots excellents et méchants semblent contradictoires, chacun d'eux donne un sens à cette pensée, d'ailleurs un peu obscure, comme mainte antre de l'auteur. Copie reut dire imitation; or le propre de l'imitation est de tout faire ressortir, en exagérant tout ; il eu résulte que celle-là est bonne (ou plutôt utile) qui fait ressortir le côté faible des meilleurs, et, à plus forte raison, des mauvais originaux ou modèles. Seulement il faut convenir que ridicule serait bien fort en parlant des originaux excellents, — Voyez la 3* des Réflexions diverses,

3. Aimé-Martin (p. 61) : c La Rochefoucauld était l'homme le plus poli et le plua ami des bienséances (a). Il détestait raffectation,

(a) Mémoires de Segnds, p. 3i.

On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres*, (éd. i*.)

n y a des gens qui n'auroient jamais été amoureux, s'ils n'a voient jamais entendu parler de Tamour *. (éd. 2.)

et ce genre de traders lui a para si ridicule qu*il Ta critiqué dans mnqmaximes, i33, i34> 37 a, 4^1, 4^7 (^(m«-i/ar/m aurait pu en citer mi moins trois autres, 10a, io3, 41I9 outre les 3* et i3* Réflexions diyerses). Mais il trouvait aussi tant de charme à la Tertn opposée» que, pour Texprimer, il a enrichi notre langue d*une locution uou- Telle. Dire d'une personne qu'elle est praie^ c'est faire entendre qu'elle est simple et naturelle. La Rochefoucauld trouva cette heureuse expression pour louer et peindre en même temps le caractère de Mme de la Fayette (a), t

I. Vab. : Chaque homme rCest pas plus différent des autres qt^il test souvent de lui-même, {Manuscrit.) — Chaque homme se trouve quelquefois aussi différent de Im^même qu^il Cest des autres, (i665.) — Sénèque [épure cxx) : Nemo non quotidie et coruiâum mutât et votum;,,, alius pro» du atque alius ;. .. in^ar sihi est. Magnam rem puta unum homînem agere. c Personne qui ne change chaque jour de volonté et de désir;... on se montre tantôt d'une façon, tantôt d'une autre;... on n'est jamais pareil à soi-même. Tenez que c'est chose difficile d'être toujours le même homme. » — Montaigne {Essais, livre II, chapitre i, tome II, p. Il) : < [//] se treuue autant de différence de nous à nous mêmes, que de nous à aultruy. 9 — Pascal (de t Esprit géométrique, tome II, p. 3oo) : € Il n'y a point d'homme plus différait d'un autre que de •oi-même, dans les divers temps. » Voyez les maximes 5i et 478*

3. Voyez les maximes 69 et 76. — Pascal {Discours sur lesptusions de FamouTy tome II, p. a55) : t A force de parler d'amour, on devient amoureux. • — Vauvenargues (maxime 39, Œuvres, p. 377) : « La coutume fait tout, jusqu'en amour. »

(a) Mémoires de Segrtis, p. 5o.

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On parle peu, quand la vanité ne fait pas parler^.

(ÉD. I*

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