CCCXVIII
On trouve des moyens pour guérir de la folie, mais on n'en trouve point pour redresser un esprit de travers *. (bd. 3*.)
I. Vab. : Ce qui fait que nous nous cachons à nos amis, n*est pas la défiance que nous avons d*eux, mais celle que nous avons de nous, ^Manuscrit,) — Selon plusieurs autres maximes (6a, 184* 3^7, 383, 494 et ^9)» cette défiance ne nous empêche pas d'avouer parfois nos défauts, par vanité, ou par adresse.
1. Vab. . Les gens foibles ne sauraient avoir de sincérité, (Afoiurscrii.) — Voyez les maximes 6a et 44^* —L'annotateur contemporain objecte que parfois elles ne sont que trop sincères.
3. Livre de F Ecclésiastique (chapitre xxv, verset ii) : Beatus..,, qm non servit indignis, c Heureux qui ne dépend pas d'hommes indignes. • — Voyez les maximes 96 et 139. — La Bruyère {du Cœur^ n» 46, tome ly p. 106) : c Je ne sais si un bienfait qui tombe sur un ingrat, et ainsi sur un indigne, ne change pas de nom, et s'il mcritoit plus de reconnoisiance. >
4. Vab. : On a des moyens pour guérir des fous de leur folie, mais on n'en a point pour redresser des esprits de travers. {Manuscrit,) — Voyez les maximes 448 et 5oa .
ET MAXIMES MORALES. tSg
cccxrx
On ne saoroit conserver longtemps les sentiments qn'on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs^, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts *. (ÉD. 3.)
Louer les princes des vertus qu'ils n*ont pas, c'est leur dire impunément des injures '. (éd. 3*.)
Nous sommes plus près d'aimer ceux qui nous haïssent que ceux qui nous aiment plus que nous ne voulons. (ÉD. 3.)
cccxxn
Il n'y a que ceux qui sont méprisables qui craignent d'être méprisés *. (bd. 3.)