I. Bien facteurs^ dans les éditions de 1671 et de
1. La Bruyère {de la Société et de la Conversation^ n» ôa, tome I, p. i36) : c L*on ne peut aller loin dans Tamitié, si Ton n*est pas disposé à se pardonner les uns aux antres les petits défauts. »
3. Vab. : Louer les rois des qualités f^Ws n*ont pas n*est que leur dire des injures. {Manuscrit,) — L'annotateur contemporain conclut ainsi : c Que Ton dit donc d*injureSy et d*injures même dont on est payé ! » — Tacite rapporte (Annales^ livre XIII, chapitre m) que quand Néron, faisant le panégyrique de Tempereur Claude, le lona de sa préToyance et de sa sagesse, on ne put s'empêcher de rire, bien que le discours eût été composé par Sénèque. — Montaigne dit à peu près dans le même sens que la Rochefoucauld {Essais y livre I, chapitre xxxix, tome I, p. 354) • * C'est vne espèce de mocquerie et d*iniure de vouloir faire valoir vn homme par des qualitez mesadnenantes à son rang. >
4. c Faux, dit l'annotateur contemporain : il y a hien des gens de
ido RÉFLEXIONS OU SENTENCES
occxxm
Notre sagesse n'est pas moins à la merci de la fortune que nos biens*, (éd. 3.)
cccxxrv
U y a dans la jalousie plus d'amour - propre que d*amour *. (éd. 3.)
Nous nous consolons souvent , par foiblesse, des maux dont la raison n'a pas la force de nous consoler'. (ÉD. 3.)
mérite qui doivent aussi le craindre. > — c Personne ne peut se Tanter de n*avoîr jamais été méprisé, • dit Vauvenargues {maxime 888, Œuvres, p. 488).
I . Cicéron dit de même dans un passage traduit de Théophmste {Tiueulanm tjumttiones^ livre Y, chapitre ix) :
y'itam regU fortuna, non sapientia,
c (Test le hasard, et non la sagesse, qui dirige notre vie. > — Montaigne {Essaisy livre III, chapitre vni, tome III, p. 420) : c Nottre lagesse mesme et consultation suyt, pour la pluspart, la conduicte du hasard. » — Cette pensée revient souvent, ici à propos de la /brtune ou du hasard^ là à propos de V humeur; dans la maxime 45, c'est surtout V humeur qui gouverne le monde; dans les maximes i53 et i54y c*est la fortune; dans les 6i« et 4^5*, elles le gouvernent en* semble. — Voyez encore les maximes 3 80, 470 et 63 1.
1. Dans la maxime a8, Fauteur justifie cet amour-propre, — Voyex les maximes 363, 374 et 5oo.
3. I^ Bruyère {du Cœur, Ta9 35, tome I, p. 104) : c Ce n'est guère par vertu ou par force d'esprit que l'on sort d'une grande affliction : l'on pleure amèrement, et l'on est sensiblement touché ; mais l'on est ensuite si foible ou si léger, que l'on se console. * — Quant à Vauvenargues, c'est sur le courage que, dans ce cas, il compte : c Le courage a plus de ressources contre les disgrâces que la raison • {maxime ig, Œuvres^ p. 37$).
ET MAXIMES MORALES. i6i
Le ridicule déshonore plus que le déshonueur ' . (éd. 3 .)