‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 156 sur 364 · CCCXXVII · texte numérisé non relu

CCCXXVII

Nous n*avouons de petits défauts que pour persuader que nous n'en avons pas de grands ^. (éd. 3.)

cccxxvin

L'envie est plus irréconciliable que la haine*, (éd. 3.)

On croit quelquefois haïr la flatterie, mais on ne hait que la manière de flatter*, (éd. 3*.)

I. Voici comment la marquise de Lambert apprécie cette réflexion, qu*elie cite d*ailleurs inexactement (Premier avis d*une mère à son fils ^ Paris, ijaS, p. 4^}' < M. de la Rochefoucauld dit que le déshonorant offense moins que U ridicule; je penserois comme lai, par la raison qu*il n'est au pouvoir de personne d'en déshonorer un autre : c'est notre propre conduite, et non les discours d'autrui qui nous déshonorent. Les causes du déshonneur sont connues et certaines; le ridicule est purement arbitraire. » — Si Mme de Lambert juge que le ridicule n*est qu'arbitraire, la Bruyère en reconnaît ao moins un comme réel et permanent : c L'homme ridicule, dit-il {des Jugements^ n^ 47), est celui qui, tant qu'il demeure tel, a les apparences du sot. Le sot ne se tire jamais du ridicule; c'est son caractère. » — Duclos (tome I, p. 1741 Considérations sur les mœurs de ce siècle , chapitre ix) : « Le ridicule est le fléau des gens du monde, et il est assez juste qu'ils aient pour tyran un être fantastique. »

1. La Bruyère {de V Homme ^ \i^ 67) : c Les hommes parlent de manière, sur ce qui les regarde, qu'ils n'avouent d'eux-mêmes que de petits défauts. > — Voyez les maximes i84> 383, 434> 44^» ^^4» 609, et la 5* des Réflexions diverses,

3. L'auteur dira pourtant (maxime 376) que la véritable amitié désarme tenvie. — Voyez aussi les maximes 433, 476 et 486.

4. Var. : On croit haïr les flatteurs , mais on ne hait que les mauvais, (Manuscrit,)

La Rochefoucauld, i 1 1

i6a RÉFLEXIONS OU SENTENCES

On pardonne tant que Ton aime^ (éd. 3.)

Il est plus difficile d'être fidèle à sa maîtresse quand on est heureux que quand on en est maltraité '.

{ÉD. y.)

cccxxxn

Les femmes ne connoissent pas toute leur coquetterie'. (ÉD. 3.)

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