Voyez la maxime i55, et la 3* des Réflexions diverses
5. c II y a un silence éloquent ^11/ sert à approuver et à condamner; il y a un silence de discrétion et de respect; il y a enfin des tons, des airs et des manières qui font tout ce qu*il y a d*agréable on de désagréable, de délicat ou de choquant dans la conversation ; mais le secret de s*eu bien servir est donné à peu de personnes ; ceux mèoies qui en font des règles s*y méprennent souvent^ et la plus sûre qu^om en puisse donner^ cVst écouter beaucoup^ parler peu^ et ne rien dite dotU on puisse avoir sujet de se reoentir, • (Édition de Brotier.) — Nousaurious voulu rapprocher de cette remarquable Réflexion de la Rochefoucauld les idées fort voisines de Charron et de la Bruyère
RÉFLEXIONS DIVERSES. TtgS
sincérité est ane ouTerture de cœur^, qui nom montre tels que nous sommes; c'est un amour de la vérité, une répugnance à se déguiser, un désir de se dédommager de ses défauts, et de les diminuer même par le mérite de les avouer*. La confiance ne nous laisse pas tant de liberté; ses règles sont plus étroites; elle demande plus de prudence et de retenue, et nous ne sommes pas toujours libres d'en disposer; il ne s'agit pas de nous uniquement, et nos intérêts sont mêlés d'ordinaire avec les intérêts des autres. Elle a besoin d'une grande justesse pour ne livrer pas' nos amis en nous livrant nous-mêmes, et pour ne faire pas des présents de leur bien, dans la vue d'augmenter le prix de ce que nous donnons.
La confiance plaît toujours à celui qui la reçoit : c'est un tribut que nous payons à son mérite ; c'est un dépôt que l'on commet à sa foi^; ce sont des gages qui lui don-
sur le même sujet; mais les citations à faire seraient trop longuet, il faut nous contenter de reuToyer le lecteur au Irrre II, chapitre ix. Je la Sagesse^ intitulé Se bien comporter auec aultruf^ et au chapitre des Caractères intitulé de la Société et de la Conversation,