I. Rapprochez de la maxime 6a
a. Voyez les maximes 184, 827, 383, 609, 641, et plus haut, p. 9, le Portrait de la Rochefoucauld fait par lui-même,
3. Les éditions antérieures ont, ici et à la ligne suivante, changé U construction, et donnent : c ne pas livrer,... ne pas faire. 1
4. Voyez la maxime 239. — A propos de cette maxime nous arons cite en note (voyez ci-dessus, p. ia8) une réflexion de J. Esprit, abondant tout à fait dans le sens de la Rochefoucauld; Toio un autre passage du même auteur (tome I, p. 18 a), où, sans nommer la Rochefoucauld , il le met directement en cause : « La nécessité est la cause visible des grandes confiances dont ceux à qui l'en te ûe se sentent si honorés. Ainsi c'est avec bien peu de sujet qu'un homme se tient heureux et se vante de ce qu'une princesse, qui étoit sur le point d'être arrêtée, s'est réfugiée en sa maison de campagne, et lui a confié sa vie et sa liberté, et de ce que, sortant du Royaume, elle lui a donné en garde ses pierreries, puisqu'il est clair qu'en tout
nent un droit sur nous, et une sorte de dépendance ob nous nous assujettissons volontairement. Je ne prétends pas détruire par ce que je dis la confiance, si nécessaire entre les hommes, puisqu'elle est le lien de la société et de Famitié : je prétends seulement y mettre des bomeSi et la rendre honnête et fidèle. Je veux qu'elle soit toujours vraie et^ toujours prudente, et qu'elle n'ait ni foiblesse, ni intérêt; mais^ je sais bien qu'il est malaisé de donner de justes limites à la manière de recevoir toute sorte de confiance de nos amis, et de leur faire part de la nôtre.
On se confie le plus souvent par vanité, par envie de parler', par le désir de s'attirer la confiance des autres, et pour faire un échange de secrets. Il y a des personnes qui peuvent avoir raison de se fier en nous, vers qui nous n'aurions pas raison d'avoir la même conduite, et on s'acquitte envers ceux-ci en leur gardant le secret, et en les payant de légères confidences. Il y en a d* autres dont la fidélité nous est connue, qui ne ménagent rien avec nous, et à qui on peut se confier par choix et par estime.
cela elle n'a rien lait par le dessôn de loi plaire on de lui fidre honneur; qu'elle n'est allée chez lui que parce qu'elle ne s*cat pas crae en sûreté dans la maison d'un autre; qu'elle ne lui a laissé tes pierreries que par la crainte d'ètr^ volée en chemin , et que tout ce qn'dk a fait n'a été que pour son propre intérêt et par pure nécessité. » -« L'allusion à la fiiite de la duchesse de Chevreuse en Espagne, à l*aasistance que la Rochefoucauld lui prêta en cette occasion, aux pierreries qu'il reçut d'elle en dépôt, est évidente (voyez, à ce sujet, dans notre tome XI, les Mémoires ^ et la longue Lettre de septembre 1638» i^f du recueil). L'ouvrage de J. Esprit parut aussitôt après sa mott, en 1678; la Rochefoucauld n'a pu manquer de lire la imaxtmt de son collaborateur et d'être choqué de l'application. On n'est trahi que par les siens.
I. L'édition de Duplessis ne donne pas : c toujours vraie et. > a. MtUs ne se trouve pas dans les éditions antérieures, et Je seis bien commence une nouvelle phrase.