‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 305 sur 364 · c Le temps qui leur reste. > (Ibidem · texte numérisé non relu

c Le temps qui leur reste. > (Ibidem

6. Les amusent^ c'ett-à-dire, les occupent. Voyei le Lexique.

34d RÉFLEXIONS DIVERSES.

coup d'ennuifli d'incertitudes et de foiblesses^ tantôt par piété, tantôt par raison, et le plus souvent par accoatumance'y ils soutiennent le poids d'une vie insipide et languissante.

I . c Vtneêrtiiude et de folbUsse, i {Édition de M, de BarthéUmjr.) 3. Rapproches de la maxime 109.

ff

on

NOTICE

Ce Discours ', placé en tète de la première édition des Maximes (i665)y et supprimé dès la seconde (i666}| a été attribué jusqu'ici à Segrais, mais noua croyons pouvoir établir que c'est sans fondement. M. Boutron-Chariard, dont le ricbe cabinet est libéralement ouvert à tous les gens d'étude, possède un exei»plaire de la première édition des Maximes^ lequel a appartenu à Walckenaer, Sur le feuillet de garde on trouve, de la main même du savant biographe, une note dont nous extrayons ce qui concerne le discours dont il s'agit :

« Dans la Promenade de Saint- Cloud (par Gabriel Gueret), composée^ je crois, vers 1669' [Mémoires de Brueyrs, I75i, in-ia, tome II, p. aa5), un des interlocuteurs dit : • Plût à Dieu que cette envie prit à la Qiapelle, on à « quelque auteur de sa force ! » A quoi l'antre {Clèante) répond : « Si je ne « me trompe, il y a deux beaux esprits de ce même nom ; mais je ne pense M pas que vous entendiez parler de l'auteur de la préface des Maxim» de c M. D. L. R. (M. de la Rochf/bueauld), car il me semble que celui-là n'eit « pas encore assez connu dans le monde, et que même cette préface n'est pas

I . Ou cette Lettre , comme l'appellent la Rochefoucauld (voyez la préfixe de la première édition , ci-dessus, p. a6), et Tauteur lui-même (à la fin de ce Discours) . Le tour d'ailleurs et la forme du morceau, surtout au commencement et à la fin, sont bien d'une lettre.

a. A la fin de sa note, dont nous ne donnons ici qu'une partie, Waldienaer^ rencontrant le nom de J. Esprit dans le récit de Gncvet, revient ainsi sur cette

35a APPENDICE.

« ane pièce à donner nne grande réputation à sa plnme. Je aais hitn. m « moins que le libraire * s'est imaginé qu'elle portoit malheur à son Urre, et je c me souviens qu'en Tachetant , il me fit remarquer, comme une circonstaBet « de la bonté du Tolume, que la préface n'y étoit plus. » Ainsi, ooochit Walckenaer, le Discours sur les Maximes de la Rochefoucauld est de la Cbspdle, et non de Segrais. »

Peut-être se prononce-t-il un peu trop rite, sur une seule informatioiiy qa^ ne confirme par aucune autre preure ; cependant, si l'on se rappelle qoe la mode était de tout attribuer à Segrais, même Zaïde et la Princesse de Clèpes; si l'on considère qu'on ne retroure nulle part l'origine de l'attribution qui loî est faite de ce Discours; si l'on remarque que la Rochefoucauld a, en effet, fopprimé assez dédaigneusement cette apologie, comme il l'appelle', et qa'il n*e&t pas traité avec si peu de façon un homme aussi considérable qne l'était Segrais, un homme qui était d'aillenn son ami, aussi bien qoe l*ami de Mme de la Fayette, et qui ne cessa pas de l'être, même après la supprcanon de cette pièce; si l'on remarque en outre que telle était alon la réputation de cet écrivain , qu'un écrit de sa main ne pouvait être soupçonné de porter malheur à un livre ; si l'on remarque enfin que ce morceau, pour n'être pas ■ans mérite, est cependant bourré de citations trop pédantes', même poor Serais, il faut avouer que le témoignage de Gueret mérite déjà quelque eon- •idération.

D'un autre côté, en tenant compte des dates, il ne parait guère poesible que Segrais fût l'auteur du travail dont il est question. Bien que la i** édition, à laquelle il était destiné, n'ait paru qu'en i665, VAche¥i d'imprimer est à la date du 27 octobre 1664» et le Permis remonte au 14 janvier de la même année*. Il y a donc grande apparence que le Discours fut écrit dans la première moitié de l'année 1664 ; or Segrais partageait alon l'exil de XCademol- ■eile de Montpensier, en province, à Saint-Fargeau, d'où il ne revint avec die qne ven la seconde quintaine de juin ^, alors que l'ouvrage devait être déjà sons presse. Sans doute, il ne serait pas absolument impossible que, de jnin à

date : « Les Maximes de Tabbé J. Esprit ayant paru en 1669, c'est ven ee temps que fut composé cet écrit de Gueret. » Il y a là une double erreur. Le livre de J. Esprit n'a paru qu'en 1678, la même année que l'édition définitive des Maximes de la Rochefoucauld, et que les Maximes de Mme de Sablé; puis, en 1669, l'un des deux la Chapelle, né, comme on le verra plus loin, en i655, ne pouvait encore, si précoce qu'on le suppose, mériter, à l'âge de quatone ans, le titre de bel esprit que Gueret lui décerne.

Page 1