I. Claude Barbin
a. Voyez, ci-dessus, la 3* note de la page 39 et U i^ note de la page 3o.
3. La plupart de ces citations sont d*aiUeurs inexactes, comme on le verra dans les notes.
4. Voyez, à la fin de l'édition de i665, Y Extrait du privilège du Roi,
5. Pour tout ce qui concerne Segrais, on peut consulter une consciendense étude sur sa rie et ses Œuvres , par M. Bredif, un volume in-8% Paris, Auguste Durand, i863.
octobre, Segraû se fàt mit à l'oniTre ; il ne tenit pas impossible même qu'il eût Csit le travail arant son départ de Saiat-Fargeau; mais outre que la cbose est peu probable, comment s'expliquer qu*il n*en soit fait mention ni dans lea Mémoires de Mademoiselle de Montpensier, ni dans les Mémoires de Segnds lui-même? 11 faut noter d'ailleurs que la liaison entre Segrais et la Rochefoucauld ne s'établit d'une manière suivie qu'après la seconde rentrée de Mademoiselle de Montpensier à Paris , c'est-à>dire après juin 1664, et que -cette liaison ne prit le caractère de l'intimité qu'au moment où Segrais, brouillé avec Mademoiselle, vint habiter ches Mme de la Fayette, au mois de mars 1671.
A ces présomptions contre Segrais, nous ajoutous une preuve en faveur de la Cliapelle. Nous la tirons d'une lettre inédite', que l'on trouvera parmi les autres letti-es de notre auteur '^ mais dont nous devons reproduire ici , en les soulignant, le» principaux 2^*'*{|^> parce que, à notre avis, ils tranchent la question.
Le I a juillet (i666)\ la Rochefoucauld écrit au P. Rapin< : «Ce n'est pas jMsez pour moi de tout ce que nous disions hier : il me vient à tous moments des scrupules, et l'on ne sauroit jamais avoir trop de délicatesse pour un ami da prix de M. de la Chapelle / c'est pourquoi, mon très-révérend Père, je vous supplie très-humblement de vous mettre précisément en ma place, et de vouloir être mon directeur pour tow/ ce que je dois à notre ami, avec autant d'exactitude que vous en avez pour les consciences. TPajez^ s*il vous /datt^ aucu n égard à l* intérêt des Maximes, et ne songez qu*à ne me laisser manquer à riem vers l'homme du monde à qui Je veux le moins Manquer, etc., etc. s
Après le témoignage de Gueret, il nous semble que nous avons ici plus qu'un commencement de preuve, et qu'on peut, sans abuser de l'induction, commenter ainsi cette lettre : en i665, ou plutôt en 1664 (▼oyez à la page précédente) , pour répondre aux nombreuses objections qu'avait déjà soulevées le livre, même avant la publication ^, la Rochefoucauld accepte la plume de la Chapelle, offerte par on ami commun, le P. Rapin. Dès la seconde édition
I. Cette lettre, de la main de la Rochefoucauld, fait partie de la belle collection de M. Qiambry, qui a bien voulu m'en donner commimication avec sa iMtnne grAce habituelle.