‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 307 sur 364 · Au tome II de la présente édition · texte numérisé non relu

Au tome II de la présente édition

3. La date de l'année n'est pas marquée sur l'autographe, mais si la lettre se rapporte, comme il ne nous parait pas possible d'en douter, à la suppression du Discours f elle est évidemment de 1666, année de la seconde édition des Maximes.

4.. Rapin (René), jésuite, né à Tours en 16a i. mort à Paris le 27 cetobre 1687. Il a excellé dans la poésie latine, et si>n poëme des Jardins a passé longtemps pour un chef-d'œuvre digne du siècle d'Auguste. «« Il avoit, dit Morén, d'excellentes qualités, un génie heureux, nn très-bon sens, une probité exacte, et un cœur droit et sincère. Il étoit naturellement honnête, et il s'étoit encore poli dans le commerce des grands, qui l'ont honoré de leur amitié. • Moréri ajoute qu'i/ étoit extrêmement officieux; nous voyons ici que la Rochefoucauld, entre autres, avait pmfité de cette aimable disposition.

5. Voyez, ci-après, les Jugements des contemporains sur les Maximes.

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(f666), le sacc^ de l*oirmge aisaré, Tantear des Maxime» Tent ee «léfinr» cTane apologie qui lui paratt désormais inotlle, et qui m'arait été d*aillem» qu'assez peu goûtée ; mais, au moment de prendre ce parti, il lai vieni dmt terupuleSf et il est prêt à sacrifier Pintérit même des Maximes platAt qne dt manquer à M, de la Chapelle et, par conséquent, au P. Rapin loi-même. Il semble demander à Tun et à l'autre an consen'ement, qu'il obtint sans doate, car le morceau a été supprimé dans les qnatre éditions suirantes. Il laot croira cependant que la Chapelle tenait à sa pièce d'éloquence, car dès Téditios de 1693, la première qui ait été publiée après la mort de la Rochefcacanld, on voit reparaître le Discours en tête des Maximes, retondié et abrégé , muÈ» doute par l'auteur lui-même, sur la demande de l'éditeur Barbin.

Mais quel est ce la Chapelle? Sans compter le joyeux collabontemr de Bachaumont, qu'on appelait sourent la Chapelle y il 7 eut an dix-acptijjyie siècle, comme le dit Guerct, deux écriTains de ce nom. Le plus conim oa le moins inconnu des deux, c'est Jean de la Chapelle, qui fut nommé membre de l'Académie française, après l'exdnsion de Furetière ; mais il ne saarait êtrr ici question de lui, car né à Bourges en i655, il n'avait que neuf ans lorsque fut écrit le morceau qui nous occupe'. Tout ce qu'on sait de l'autre, le seul «pie Gueret puisse désigner comme l'auteur du Discours, c'est qu'il s'appdait Henri de Bessé ou de Besset, sieur de la Chapelle-MUon, et qu'il fut inspecteur de» beaux-arts sous Edouard Colbert, marquis de Yillacerf, surintendant géBérai des bâtiments du Roi, des arts et des manuCnstures de France '. Des direr» ooTrages que ce dernier la Chapelle a d& composer, Moréri, à l'article CA«pelle (Claude-Emmanuel Luillier), ne mentionne qu'une Relation des eam" pagnes de Rocroj^ et de Frihourg '.

Dans les obsenrations qui précèdent, nous penserions avoir définitivancitt restitué le Discours à son véritable auteur*, si nous ne trouvions dans le P. Bouhours le témoignage suivant, qui nous paratt propre à laisser encore qoel»

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