‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 308 sur 364 · I. Voyer., ci-dessus, la note a de la page · texte numérisé non relu

I. Voyer., ci-dessus, la note a de la page

a. C'est en 169 1 que Yillacerf succéda dans cette charge à Louvois, qui avait succédé lui-même, en i683, au grand Colbert.

3. Dnns l'article précédent [Chapelle (Jean de la)], Moréri intitule à tort cet ouvrage « Histoire des campagnes de Nordlingue et de Fribourg, m — Réimprimé plusieurs fois, notamment dans le Recueil de pièces choisies pulUié par la Munnoye en 17 14 (^ ^o\, in-ia), cet ouvrage a reparu dans la ColleC" tion des ffctits classiques, formée par les soins de Ch. Nodier (Paris, Delangle, i8a6). Dans sa Notice^ supposant à tort que la Relation avait été publiée an moment même des faits qu'elle raconte (164 3 et 1644}, Nodier donne de grands éloges à la Chapelle; il le loue particulièrement d'avoir si bien écrit dix ou douze ans avant Pascal; or la Relation n'a paru qu'en 1678 (Paris, in-ia)^ c'est-à-dire quinze ans et plus après les Provinciales.

4. Walckenaer n'a pas été seul à exprimer des doutes au sujet du Discours attribué à Segrais. Sur l'exemplaire de l'édition de i665 qui est à la bibliothèque de l'Arsenal, et qui vient du collège des Jésuites, on lit au revers dn feuillet de garde, en tête du volume, la note suivante, qu'on nous dit être de la main du génovéfain Barthélémy Merder, abbé de Saint-Léger, bibliotbé-

DISCOURS SUR LES xMAXIMES. 355

qnes doates. On lit dans le^ Entretiens é^Arisle et J*£ugène (3* édition, 1671» p. 184 et 18 5) : « Le Discours qui a été mis à la tête de ces Réflexions est de la main d*an grand maître, qui sait le monde aussi bien que la langue, et qoi n*a pas moins d'honnêteté que d'esprit. » Ce mot de grand maître convient-fl bien à notre la Chapelle ? Il s'appliquerait mieux , on ne saurait le nier, à Segrais, que désignerait assez bien aussi le reste de cette phrase laudative. Biais, d'un autre câté, on peut se demander si Bouhours lui-même était dans le secret, et s'il ne parle pas par simple conjecture, ou plutôt sur le bruit déjà répandu au sujet de ce Discours; on peut aussi faire remarquer que les pompeuses appellations, comme celle de grand maître^ se décernaient et s'échangeaient assez volontiers, même dès le dix-septième siècle, entre les écnTaiiia du second ou dn troisième ordre; que la Chapelle, futur inspecteur des beaux» arts, était déjà peut-être en crédit; qu'enfin, ami ou protégé d'un illustre jésuite, le P. Rapin, il était naturel qu'il fôt bien traité par le P. Bouhonrw, autre jésuite. Quoi qu'il en soit, nous donnons cet écrit tel que la Rochefoueanid l'avait une première fois agréé, c'est-à-dire en nous conformant au texte de l'édition de i665. Celle de 1693 en diffère par des modifications assez nombreuses et des retranchements de citations ; nous indiquons ces différences dans les notes ' .

MOHSIBUB,

Je ne saurois Yoas dire au vrai si les Réflexions morales sont de M. *** *, quoiqu'elles soient écrites d'une manière qui semble approcher de la sienne; mais en ces occasions-là, je me défie presque toujours de l'opinion publique, et c'est assez qu*elle lui en ait fait un présent, pour me donner une juste raison de n'en rien croire.

caire de Sainte-Geneviève : « On seroit assez tenté de croire que le Discours sur les Réflexions est de Segrais, car il abonde en citations latines et italiennes : c'étoit la mode alors; le Segraisiana indique que c'étoit aussi le goût de Segrais. Idaîs comme on cite id un peu les saints Pères, j'inclinerois a croire que ce Discours est d'Esprit ou de Gombenrille, ou plus probablement encore de Chevreau. »

I. L'édition d'Amsterdam, de 170$, a reproduit ce Discours ^ en suivant, à quelques variantes près, le texte de iôqS, mais en 7 rétablissant, d'après celui de i665^ les citations en vers qui, en 1693, avaient été supprimées. Malgré ces additions, elle conserve, œ dont le sens s'arrange comme il peut, les phrases que l'édition de 1693 avait substituées aux citations. Le morceau a été réimprimé , conformément (très-peu s'en faut} au texte de 1 705, dans le recueil d'Amelot de la Hoiissaye (1714, etc.), et dans l'édition collective d'Amelot et de l'abbé de la Roche (1777). Duplrssis le donne également, mais comme nous, d'après le texte de i6(55; il ne marque pas les variantes de l'édition de 1693.

a. L'édition de 170$ donne en toutes lettres : « de Monsieur de la Rochefoucauld ; » celle d'Amelot de la Houssaye : «r de M*** (le duc de la Rochefoucauld). » — A la Quatrième ligne dn second alinéa, qui suit, ces deux éditions se contentent de l'imtiale M***.

Voilà, de bonne foi, tout ce que je puis vous répondre * sur la pr^ mière chose que vous me demandez ; et pour l'autre, si tous n*aTtes hien du pouvoir sur moi, vous n*en auriez guère plus de contente* ment ; car un homme prévenu, au point que je le suis, d*estiroe poarœt •ouvrage, n*a pas toute la liberté qu*il faut pour en bien juger*. Néanmoins, puisque vous me Tordonnez, je vous en dirai mon avis, sans vouloir m*ériger autrement en faiseur de dixsertal ions, et sans y mêler en aucune façon Tintérèt de celui que l'on croit avoir fait cet écrit *. Il est aisé de voir d'abord qu'il n'étoit pas destiné pour paroltre au jour, mais seulement pour la satisfaction d'une personne qm, à mon avis, n'aspire pas i la gloire d'être auteur , et si, par hasard \ c'étoit M. ***', je puis vous dire que sa réputation est établie dans le monde par tant de meilleurs titres^ qu'il n'auroit pas moins de chagrin" de savoir que ces Réflexions sont devenues publiques, qn'il en eut lorsque les Mémoires qu'on lui attribue furent imprimés*. Mais vous savez, Monsieur, l'empressement qu'il y a dans le siède pour publier toutes les nouveautés, et s'il y a moyen de l'empêcher' quand on le voudroit, surtout celles qui coureut sous des noms qoi les rendent recommandables. Il n'y a rien de plus vrai. Monsieur; les noms font valoir les choses auprès de ceux qui n'en sauroient connoitre le véritable prix : celui des Réflexions ' est connu de peu de gens, quoique plusieurs se soient mêlés d^en dire leur avis *. Pour moi, j<> ne me pique pas d'être assez délicat et assez habile pour en

I. Dans réditiuii de 1698 : « .... d*une manière qni temUe/ôr/ approcbcr de la sienne ; mais il ne faut pas croire légèrement les bruits qui se rèpemi-' dent dans le mondes le temps découvrira la vérité. C*est tout ce que je pois vous rép<indre.... »

a. « .... si vtms n*aTiez bien du pouvoir sur moiyj'e ne vous en écrirais pas si librement mon avis ; car il y a des gens prévenus contre cet ouprage^ et je le suis pf ut être trop en sa Javeur. » {Édition de 1693.)

3. « Néanmoins, puisque vous me Pordonnex, je tous dirai ce que J'en pemse, sans vouloir m*ériger en faiseur de dissertations, et mtme sans y mêler en «ocime façon Pintérêt de celui que Vou soupçonne eParoir fait cet ouvrage, w {Ibidem.)

4. « •... paroitre au jour : c*est une personne de qualité oui Va fakty mais qui n*a écrit que pour soi- même^ et qui n'aspire pas a la g'oire d*être auteur. Si, par hasard.. . » (Ibidem.) — Voyez plus loin, dans les Jugements des contemporains sur les Maximes, p. 391-393, V Article du Journal des Savants.

5. « .... je puis vouK dire que son esprit ^ son rang et son mérite le mettent fort au-dfssus des hommes ordinaires, et que sa réputation est établie dans le monde [tar tant de meilleurs titres, qu*ii n*a pas besoin de comfoser des livres pour se Jiiire connottre; enjin, si c'est lui, je crois qu*il n\tara pas moins de chagrin.... » [Édition île 1693.)

o. Voyez, au tome II, la f^utice des Mémoires.

7. <c .... l'empressement qu*il y a, diins le temps où nous srtmmes, à publier toutes les nouveautés, et sMl est postible de l'empêcher. » {Édition de 1693.)

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