L'édition de i6g3 n'a pas ce membre de phrase
7. « Ce désordre, tel qu'il est ^ a ses grâces. • (Édition de 1693.)
8. « .... les doctes écrivains, » [Ibidem.) — Os mots : les doctet écrivains, les savants, et plus loin docteur, sont-ils bien d'nn auteur de profession et accrédité comme Segrais, qui n'avait pas d'ailleurs, que Je sache, l'habitude de s'excuser d'écrire ? Ne contiennent-ils pas mieux à la Chapelle, moitié écrivain, moitié liurame du monde, ou du moins ayant la prétention de l'être ? On pourrait faire la même observation sur maint autre mot ou passage de ce Discoure,
9. « .... parott éloigné de toute affectation, et dans un certain air simple d'un homme qui se néglige. » (Édition de 1693.)
10. a .... sous une expression yàrt/tf et naturelle. » (Ibidem.)
I I . Dicta factaqué ejus^ quaiUo eoltUiora et quamdam soi negligentiam
Toot en avez envie , et j*en userai de même de tout oenx dont je me 8oa viendrai', n^étant pas assuré si tous aimez cette Umgiiey qui n'entre guère dans le commerce du grand monde*, quoique je •ache que vous Tentendez parfaitement.
N*ett-ii pas vrai, Monsieur, que cette justesse', recherchée aTec trop d'étude, a toujours un je ne sais quoi de contraint qui donne du dégoût, et qu'on ne trouve jamais^ dans les ooTiiiget de ces gens escla-ves des règles ces heautés où Tart se déguise sont les apparences du naturel, ce don d'écrire facilement et nohlement'i enfin ce que le Tasse a dit du palais d'Armide?
Siimi [si misio il culto è col negletto)^ Soi naturali gli ornamenti e i siti, Di nntura arie par^ ehe per diletto Vimitatrice sua scherzando imiti*.
Voilà comme un poëie françois l'a pensé après lui :
L'artifice n'a point de part Dans cette admirable stroctore;
prwferentia , tanto gratius in speciem simplicitatis aecipiebamiur. (Tadte, Annales f livre XTl , cliapiti-e xviii.) — Ce texte, ainsi que celui des «ofres citations latines, est imprimé à la marge dans les fditions de i665 et de 169).
I . L'édition de 1693 a supprimé ce membre de phrase: « et j'en userai, de »
a. « ••.. du beau monde. » {Édition de 1693.)
3. Dans l'édition de :693, le commencement de ce passage est ainsi développé : « Cest d*un des plus beaux esprits de Vantiauité dont parle cet atetw; aussi, dans le petit nombre des favoris du Prince, il fut choisi potsr être comme l'arbitre de la politesse et des plaisirs de sa cour. Les ouvrages qui nous resieni de lui, et qui ne sont que des fragments , Jbnt voir combien l'air aisè^ naturel^ et comme négligé, en parlant et en écrivant, a de grâces et d'agréments, au lieu que cette justesse.... » — Tacite parle de C. Petronius, que plusieurs commentateurs ont identifié, comme le fait cette variante de l'édition de 1693, avec le fameux Titus Petronius Arbiter, auteur du Satiricon. Bumouf, dans une note du tome III de sa traduction (p. 559), dit à propos de ce passage des Annales : c On peut voir dans Vllistoire de la littérature romaine, de Scheell, tome II , et dans celle de Bâehr, § 275 et suivants^ les diverses conjectures des savants. Ceux qui soutiennent l'identité ont pour eux les mots de Tacite : elegantite arbiter, s*i\ est vrai que Pétrone ait dû son surnom à ce qu'il était cbez le Prince l'arbitre des plaibirs et da goût. »
4> « ...• * toujours y tf ne sais quoi de ctmtraint. de froid, de sec^ de lan^ guissant, et qu'on ne trouve jamais.... *» {Édition de 1693.)
5. <c .... ces beautés vivts, fortes, sublimes , ce don d'écrire Cscilement et noblement. » {Ibidem.) —L'édition de 1693 arrête la phrase à n49^/^m«/i/, supprime ks deux citations qui suivent, et passe à : «Voilà ce que je pense de l'ouvrage ....»
6. Ces vers, pour lesquels l'édition de i665 nous renvoie, en marge, an XVII* diaut de la Jérusalem délivrée, se trouvent au chant XVI de ce poème, strophe x, dans la description des jardins d'Armide. Le vrai texte du second ▼ers est :
Sot naturali e gli ornamenti e i siti.
La nature, ea formant tous les traits au hasard, Sait si bien imiter la justesse de l'art.
Que rœil, trompé d'une douce imposture.
Croit que c'est l'art qui suit l'ordre de la nature '.
Voilà ce que je pense de Touvrage en général; mais je toIs bien que ce n'est pas assez pour tous satisfaire, et que tous voulez que je réponde plus précisément aux difficultés que vous me dites * que l'on vous a faites. Il me semble que la première est celle-ci : que lu Réflexions détruisent toutes les vertus. On peut dire à cela que Tintention de celui qui les a écrites paroît * fort éloignée de les vouloir détruire : il prétend seulement faire voir qu'il n'y en a presque point •de pures dans le monde, et que, dans la plupart de nos actions, il y a un mélange d'erreur et de vérité, de perfection et d'imperfection, de vice et de vertu ; il regarde le cœur de Thomme corrompu, attaqué de Torgueil et de Tamour-propre^, et environné de mauvais exemples, comme le commandant d'une ville assiégée" à qui l'argent a manqué : il fait de la monnoie de cuir et de carton ; cette mounoie a la figure de la bonne, on la débite pour le même prix , mais ce n'est que la misère et le besoin qui lui donnent cours parmi les assiégés. De même, la plupart des actions des bommes que le monde prend pour des vertus n'en ont bien souvent que l'image et la ressemr blance ; elles ne laissent pas néanmoins d'avoir leur mérite et d'être dignes, en quelque sorte, de notre estime, étant très-difficile d'en avoir bumaiuement de meilleures*. Mais quand il seroit vrai qu'il croiroit qu'il n'y en auroit aucune de véritable ' dans l'bomme, en le considérant dans un état purement naturel", il ne seroit pas le
I . Nous aTons vainement cherché l'auteur de ces vers assez bien tournés, et qui rendent assex exactement la pensée, sinon les mots du Tasse. Seraient-ils de l'auteur même du Discours? On pourrait le^ croire, s'ils n'étaient supprimés dans l'édition de 1693. En tout cas, voici la traduction littérale du pas» sage italien : « Vous diriez, tant la redierclie se mélc à un certain air négligé, que les ornements et les points de vue sont tout à fait naturels. Cest comme on art de la nature que son imitatrice a reproduit en se jouant. »
a. L'édition de 1693 retranche que vous me dites,
3. « .... que l'inteation de l'auteur parott.... > [Édition de 1693.)
4. M .... attaqué de l'orgueil, sédtUt par l'amour-propre.... • Çlbidem.)
5. On lit à la marge des éditions de i665 et de 1693 : Epictet. apud Ârria^ nuWf c'est-à-dire : « Épictète dans les dissertations d'Arrien. » Nous n'y avons pas trouvé cette comparaison.
6. « .... étant très-difficile, selon V hommes d'en avoir de meilleures, w [Édi' tion de 1693.)
7. « Mais quand il seroit vrai que fauteur des Réflexions croiroit qu'il n'y auroit aucune vertu véritable.... » [Ibidem,) — Pour ajouter par avance on poids, assez léger peut-être, à la conjecture exprimée dans la note a de la page 366, nous ferons remarquer que cette accumulation de verbes au conditionnel est fort usitée en Touraine.