d'autre vertu, » {Ibidem
8. Senecam adoriuntur, tanquam ingentes et privatum supra modum evectas opes adhuc augeret, quodque studia civium in se verteret, hortorum quoque amœnitate et villarum magnijicentia quasi principem supergrederetur. « II» accusent Sénèque d'entaiser sans cesse des trésors au-dessus de la condition d'un particulier, d'attirer à soi la faveur publique, et de vouloir, en quelque sorte, surpasser le Prince par la beauté de sa jardins et la majfnificence de ses rilUs. » (Tacite, Annales, Uvre XIV, chapitre La,)
g. Rapprochez des maximes aa, 46 et 5o4*
la dooleur ett un mal ; il prétend que la raison peat rendre l'homme impauible', et au lieu d'abaisser son orgueil, il le relève au-deMus de la divinité. Il nous auroit bien plus obligés de nous avouer franchement les foiblesses et la corruption du cœur humain , que dt prendre tant de peine à nous tromper. L'auteur des Béflexioiu n'en fidt pas de même : il expose au jour toutes les misères de Thomme, mais c*est de l'homme abandonné à sa conduite qu'il parle, et non pas du chrétien ; il fait voir que, malgré tous les efforts de sa raiton*, l'orgueil et Pamour-propre ne laissent pas de se cacher dans les replis de son cœur *, d'y vivre et d'y conserver assez de force pour r^andre leur venin , sans qu'il s^en aperçoive **, dans la plupart de ses mouvements.
La seconde difficulté que l'on vous a faite, et qui a beaucoup de rapport à la première, est que les Réflexions passent dans le monde pow des subtilités d'un censeur qui prend en mauvaise part les actions les plus indifférentes **, plutôt que pour des vérités solides. Vous me dites que quelques-uns de vos amis vous ont assuré de bonne foi qu'ils savoient, par leur propre expérience, que l'on fait quelquefois le bien sans avoir d'autre vue que celle du bien, et souvent même •ans en avoir aucune, ni pour le bien, ni pour le mal, mais par une droiture naturelle du cœur qui le porte*, sans y penser, vers ce qui ett bon. Je voudrois qu'il me fût permis de croire ces gens-là sur leur parole, et qu'il f&t vrai que la nature humaine n'eût que des mouvements raisonnables, et que toutes nos actions fussent naturellement vertueuses'; mais, Monsieur, comment accorderons-nous le témoignage de vos amis avec les sentiments des mêmes * Pères de l'Église, qui ont assuré que toutes nos vertus^ sans le secours de la foi^
I . (Poteram respondere quod Epicarosait :) sapientem^ si in Phalandis tamro peruratuTj exclamaturum : « Dulce est, et ad me nihil attinet. » « (Je /tourrais répondre ce que dit Évicure : ) he sage, s'il est brûlé dans le taureau de Phalaris, s'écriera : « Je suis bien, cela ne metonche point. » (Sénèque, épître lxvi.) -> On lit à la marge, dans les éditions de i665 et de 1698, cette exclamation d'Épicure, et à la suite : Epie, apud Senec. Dans son édition, Duplesais a cru à tort que la première abréviation signifiait Épictète.
a. « .... qu'il parle, et non pas de P homme éclairé par les lumières du chris^ tianisme, et soutenu de la grâce de Dieu; il tait voir que, malgré les efforts de la raison.... s {Édition de 1693.) — Rapprochez de la Pré/ace de la 5* édition, ci-dessus, p. 3o.
3. « .... dans les replis du coeur humain, 9 [Édition de 1693.)