qui se porte, » dans Pimpression de i665 C
7. « .... sur leur parole, qu'il fût vrai que la nature humaine edt par elle^ mime des mouvements parfaits, et que toutes nos inclinations fussent naturellement Tertueuses. » (Édition de 1693.)
8. L'édition de 1693 supprime ici le mot mimes, et le met ensuite après vertus : c que toutes nos vertus même. »
n^étoient que des imperfections*; que notre volonté étoit née aveugU; que ses désirs étaient aveugles*, sa conduite encore plus aveugle* ^ et qu'il ne falloit pas i étonner si^ parmi tant Jt aveuglement^ F homme étoit dans un égarement continuel*? Ils en ont parlé encore plus foiteinent *y car ils ont dit qu*en cet état, la prudence de l'homme ne pénétrait dans ^avenir et n^ ordonnait rien que pat rapport à V orgueil; que sa tem^ péranee ne modérait aucun excès que celui que l'orgueil avait condamnai que sa constance ne se soutenait dans les malheurs qu'autant qu*elle était soutenue par t* orgueil * ; et enfin que toutes ses vertus^ avec cet éeUtt extérieur de mérite qui les faisait admirer^ n'avaient pour but que cette admiration, t amour d^une vaine gloire et C intérêt de C orgueil^. On trouveroit un nombre presque infini d*autorités sur cette opinion ; mais si je m'engageois à vous les citer régulièrement, j*en aurois on peu plus de peine, et vous n*en auriez pas plus de plaisir*. Je penae donc que le meilleur, pour tous et pour moi, sera de tous en faire Toir Tabrégé dans six Yers d'un excellent poëte de notre temps :
Si le joar de la foi n'écUire U raison. Notre goAt dépravé toome tout en poison ; Toujours de notre orgueil la subtile imposture An bien qu*il semble aimer lait changer de nature;
I. « .... sans le secours de la grâce, n'étoient que des vices déguisés, • {Édition de 1693.) — Voyez la maxime^épigraphe, a. L'édition de 1693 n'a pas ce membre de phrase.
3. « .... que sa conduite étoit encore plus sTengle. » {Édition de 1693.)
4. Il serait facile, avec quelques recherches, de retrouver ces diverses propositions à peu près textuellement dans les écrits des Pères, particulièrement dans ceux de saint Augustin. Yoid de ce dernier quelques passages qui contiennent les idées principales ici exprimées et d*où les autres découlent : Nemo bene operaturj nisi Jîdes nraecesserit, (Saint Augustin, Sermons au peuple, vm, § XI.) . « Personne ne fait le bien, à moins q«.e la foi n'ait précédé. » — Totusmundus cœeus est,,.. Omnes caecos nasci/ecit, qui primum hominem decepit. {Ibidem, cxxxv, § I •) " ^^^^ le monde est aveugle. . . . Celui qui a trompé le premier homme a fait que tous naissent aveugles. » — Uhi deest agnitio mtemm et ineommuta^ hilis veritalis, falsa virius est , etiam in optimis moribus. [Œuvres de stùnt Augustin, tome X, colonne a574i D» édition des Bénédictins.) c Où manque la connaissance de rétemelle et immuable vérité, toute rertu est fausse, mtese arec les meilleures mœurs. » — > Quicumque philosophorum Christum, Dei vir» tutem et Dei sapientiam, neseierunt , Ai nuUam veram virtutem, née ullam veram sapientiam habere potuerunt. {Ibidem, colonne ^389, D.) « Tous les philosophes qui ont ignore le Christ, la vraie vertu de Dieu, la vraie sagesse de Dieu, n'ont pu avoir aucune vraie vertu, aucune vraie sagesse. »
5. « Ils en ont parlé ailleurs plus fortement. » {Édition de 1693.}