‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 318 sur 364 · I. L'éditi()ii de 1693 supprime néanmoint · texte numérisé non relu

I. L'éditi()ii de 1693 supprime néanmoint

a. « .... c^est peut-être à cause qu'elle nous pique trop riTement et qu*elU t^adretse tmpànout, » {Édition de 1693.) — Voyez les maximes 5i7 et 5a4.

3. « .... qui ne se scandalisent pas des Réflexions, m {É'Iition de 1693.)

4. Édifion de 1706 :«.... de la manière dont le poète Guarin. » — On trouire la même variante dans Tédition d*Amelot de la Houssaye, mais avec Guarini, au lieu de Guarin. Le texte de 1705 donne ensuite les vers italiens tels qu'ils ont été imprimés en i()6â; celui d*AmeIut les a corrigés, comm« noos lie £uêons nous-méme dans la note suivante.

5. On lit à la marge, dans l'édition de 1665, d'al)ord cette indication : Guarini, Pattor fido, act. I, tcena i (vers ao8-ai4) ; pois:

Homo tum; huma ni nihil a me alienum puto,

(Térence, Heautontitnorumenotf acte I, sc^ne i, Ters 77.)

Noos ayons reproduit la citation de Guarini telle qu'elle se lit dans l'édition

humaine; et au lieu de se fâcher* contre le miroir qui nous fait Yoir nos défauts, au lieu de savoir mauvais gré k ceux qui nous les découvrent, ne vaudroit-il pas ttiieux nous servir des lumières qu*iis nous donnent pour connoitre Tamour-propre et l'orgueil *, et pour nous garantir des surprises continuelles qu*ils font à notre raison ? Peut-on jamais donner assez d*aversion' pour ces deux vices, qui furent les causes funestes de la révolte de notre premier père, ni trop décrier ces sources malheureuses de toutes nos misères^?

Que les autres prennent donc comme ils voudront les Réflexions morales : pour moi, je les considère comme peinture ** ingénieuse de toutes les singeries du faux sage. Il me semble que, dans chaque trait, C amour de la vérité lui ôte le masque et le montre tel qu'il est*. Je les regarde ' comme des leçons d'un maître qui entend parfaitement Tart de connoitre les hommes, qui démêle admirablement bien tous les rôles* qu^ils jouent dans le monde, et qui, non-seulement uous fait prendre garde aux différents caractères des personnages dn

de i665, et sans changer ni la coape des vers ni la TÎeille orthographe. L'auteur du Discours citait sans doute de mémoire : au moins n*avons-nons trouvé dans aucune édition, soit ancienne, soit moderne, les Tariantes qu*il a introduites dans ce passage; partout ces vers sont donnés do la manière suivantei «ans autres difTérences que celles que le temps a amenées dans l'orthographe :

Uomo sonOy e mi pregio D'esser* umano ; e teco^ che sei uomo O che piti tosto esser dovresti, parlo Di cosa utnana; e se di cotai nome

Forse ti sdegni^ guarda

Che nel disumanarti Non divenghi una Jera, anzi cite un dio,

« Je suis homme, je suis fier de l'être, et je parle d'une chose humaine à toi qui es homme aussi, ou qui plutôt devrais l'être. Que si tu dédaignes un tel titre, prends garde, en reniant l'humanité, de devenir une brute, au lieu d'un dieu. » — L'édition de 1693 supprime la citation de Guarini. et la remplace ainsi par la tradurtinn libre, ou plutôt par l'appropriation au sujet, du vers de Térence : € Souvenez- vous, s'il vous platt, du mot de Térence : Je suis homme, et je ne prétends pas être exempt des défauts qui sont attachés à la nature humaine. »

1. « Voilà, Monsieur, comme il £iut parler*, et au lieu de se fAcher.,.. » {Édition de itigS.)

2. a .... pour connoitre notre amour-propre et notre orgueil. » [Ibidem.)

Page 1