I . Dans la lettre autographe, ce mot est écrit denture
a. Dans le manuscrit : pourra'on (voyez la note 5 de b pafe précédente).
3. Extrait du tome II des Portefeuille* de Fallant, folio 164. — L'auteur de cette Lettre nous est également inconnu ; mais le fond des idées donnerait lieu de croire que c'était une personne qui partageait les idées de Port-Royal, et un homme, en tout cas, de quelque importance, car outre la pièce originale, Mme de Sablé voulut avoir une copie, qui se trouve dans le même portefeuille de Vallant. — Y. G>usin a donné cette pièce {Madame de Sablé, p. i5o-i5a), en supprimant volontairement un passage, que nous indiquerons, sans parier de plusieurs autres omissions de détail qu'il est inutile de signaler.^
4. Cl Ces petites incorrections, dit Y. Coosin, qui de la conversation passent dans le style, trahissent un homme qui n'est pas un auteur, b — Le tour auquel cette observation s'applique {qui après que) n'était pas encore, en ce
Ik afeo un peo de cet etprit pénétrant qui Ta bientôt jiifqn*na det choses, pour y trouver le fin, le délicat et le solide, «m est contraint d*aTOuer ce que je tous déclare, qu'il n*y a rien de plat fort, de plus yéritable, de plus philosophe, ni même de plus chrética, parce que, dans la vérité, c'est une morale très-délicate, qui exprime d'une manière peu connue aux anciens philosophes et aux nouTeanz pédants * la nature des passions qui se travestissent dans noua ai souvent en vertus. C'est la découverte du foible de la sagesse homaiDe, et de la raison, et de ce qu'on appelle force d'esprit; c'est une satire très-forte et très-ingénieuse de la corruption de la nature par le péché originel, de l'amour-propre et de l'orgueil, et de la malignité de l'esprit humain qui corrompt tout, quand il agit de soi-même, sans l'esprit de Dieu. C'est une agréable description de ce qui se lait par les plus honnêtes gens, quand ils n'ont point d'autre conduite que celle de la lumière naturelle, et de la raison sans la grâce. C'est une école de l'humilité chrétienne, où nous pouvons apprendre les défauts de ce que l'on appelle si mal à propos nos vertus ; c'est un parfaitement beau commentaire du texte de saint Augustin qui dit que toutes les vertus des infidèles sont des vices * ; c'est un anti-Sénèque, qui abat l'orgueil du faux sage , que ce superbe philosophe élève à l'égal de Jupiter'; c'est un soleil qui fait fondre la neige qui couvre la laideur de ces rochers infructueux de la seule Tertu morale ; c'est un fonds très-fertile d'une infinité de belles vérités qu'on a le plaisir de découvrir en fouissant un peu par la méditation^. Enfin, pour dire nettement mon sentiment, quoiqu'il y ait partout des paradoxes, ces paradoxes sont ^urtant très-véritables , pourvu qu'on demeure toujours dans les termes de la vertu morale et de la raison naturelle, sans la grâce. U n'y en a point que je ne soutienne, et il y en a même plusieurs qui s'accordent parfaitement avec les sentences de V Ecclésiastique^ ^ qui contient la morale du Saint-Esprit.
temp»-là, regardé généralement comme une incorrection. On en peut voir de nonîbreux exemples dans le Lexique de Mme de Sevigné, tome I, p. xxui et XXIV.
I. « Style de gentilhomme, » fait observer Y. Coosin à propos du mot pédants i cVst peat-étre conclure un peu vite sur un seul mot, Inen que rensemble de la lettre se prête à cette conjecture.
a. Voyex pins haut, p. 363 et note 4.