La i^^ édition (i665) nV pas ce membre de phrase
6. Vab. : Les passions ont une injustice et on propre intérêt qui
La Rocbivoucauld. x 3 *
n y a dans le cœur humain une génération perpétuelle de passions, en sorte que la ruine de Tune est presque toujours * l'établissement d'une autre*, (éd. i *.)
Les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires : l'avarice produit quelquefois la prodigalité , et la prodigalité l'avarice; on est souvent ferme par foiblesse, et audacieux par timidité', (éd. i *.)
Quelque soin que Ton prenne de couvrir ses passions
fait qu^ elles offensent et blessent toujours , même lorsqu'elles parlent rai^ sonnablement et équitablement. Là charité a seule le privilège de dire tout ce qui lui plat't et de ne blesser jamais personne. Ç3Ianuscrit .^ — Selon Vauvenargiies, cette pensée est commune (p. 84i note),
I. La i'® édition (i665) donne sans correctif : « est toujours. » a. Var. : Comme dans la nature il j a une éternelle génération, et que la mort d^une chose est toujours la production tPune autre, de même il y a dans le cœur humain.... {Mcuiuscrit .) — Montnigtie {Essais, livre III, chapitre n, tome III, p. a3o) : c Nous ne quittons pas tant les vices, comme nous les changeons, et, à mon opinion, en pis. • — Pascal (Pensées ^ édition Havet, articles VIU, 8, et XXV, la) : c Les passions sont toujours vivantes dans ceux qui y veuUut renoncer. » — a Otez un de ces vices , nous tombons dans l'autre. > — Vauveuargues {Introduction à la Connaissance de C esprit humain, livre II, 43if p« 4^) • < Les passions s*op|)osent aux passions, et peuvent se ser\ir de contre-poids. » — Meré {Maximes, Sentences et Ré" flexions morales et politiques ^ Paris, Es tienne du Castin, 1687, maxime 546) : c C*est toujours un bon moyen pour vaincre une passion que de la combattre par une autre. 1 — Voyez les maximes 191, ^So et 484.
3. La i<^ édition (i665) donne ainsi la fin de cette maxime :
par des apparences de piété et d'honneur, elles paroissent toujours au travers de ces voiles ^ (éd. i *.)
XUI
Notre amour-propre souffre plus impatiemment la
condamnation de nos goûts que de nos opinions', (éd. 2.)
Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir' des bienfaits et des injures : ils haïssent même ceux * qui les ont obligés, et cessent de haïr ceux qui leur ont fait des outrages". L'application à récompenser le
a TaTarice produit quelquefois la libéraUté^ et la libéralité l*avarice; CD est souvent ferme de foiblesse, et Vaudace nait de la timidité. »
— Le manuscrit développe le commencement : € Je ne sais si cette majnmey que chacun produit son semblable ^ est véritable dans la physique; mais je sais bien quelle est fausse dans la morale , et que les passions.... s
— Voyez la maxime 49 a*
I . Vah : c Quelque industrie que ton ait à cacher ses passions sous le poile de la piété et de ^honneur, il y en a toujours quelque endroit qui se montre. [Manuscrit et i665.) — Bien que Vauvenargues trouvât cette réflexion commune, il a dit absolument de même, dans son XI* caractère (Termosiris) : a Les passions percent toujours à travers le voile dont on les couvre. » (QEuvres, p. 3o3.)
a. Voyez la maxime 3go, Selon la 4^7^i c'est bien plutôt la vanité que la raison qui peut nous faire agir contre notre goût. — Voyez aussi la maxime a5a.
3. Vab. : Les François ne sont pas seulement sujets à perdre, comme Ut plupart des hommes, le souvenir.... (Manuscrit.) — .... à perdre également le souvenir.... (i665.)