Var. : mais ils haïssent ceux.... (i
5. Le manuscrit ajoute ici : c V orgueil et l intérêt produisent partout ^ingratitude. » — Dans sa 46* maxime, Mme de Sablé dit également que c Tamour qu'on a pour soi-même.... nous fait.... oublier les plus grands sujets de ressentiment contre nos ennemis. *•
bien, et à se venger du mal, leur paroît une servitude à laquelle ils ont peine de se soumettre \ (éd. i *.)
La clémence des princes n'est souvent qu'une politique' pour gagner l'affection des peuples*, (éd. i *.)
Cette clémence, dont on fait une vertu*, se pratique tantôt par vanité ', quelquefois par paresse , souvent par crainte, et presque toujours par tous les trois ensemble *.
(ÉD. I *
I. Yar. : ils ont peine de s^ assujettir. {^Manuscrit.) — .... ils ont peine à se soumettre. (i665.) — Vauvenargues répond à la Rochefoucauld (p. 77) : c Les hommes oublient les bienfaits et les injures, parce qu'ils sont légers , et qu'il n'y a ordinairement que le présent qui fasse une forte impression sur leur esprit; > et il ajoute dans sa 8a6* rnaxime (OEuvres, p. 4Ba) : c La haine n'est pas moins Tolage que Tamitié. > — La Bruyère (</u Cœur^ n9* 69 et 70, tome I, p. 110 et an) dit de son côté : c II est également difficile d'étouffer dans les commencements le sentiment des injures, et de le conserver après un certain nombre d'années. > — c C'est par foiblesse que l'on hait un ennemi, et que l*on songe à s'en venger; et c'est par paresse que l'on s'apaise, et qu'on ne se \enge point. > — Voyez la maxime 8a.
a. Yar. : est souvent une politique dont ils se servent pour.... (i665.) -» Le manuscrit n'a pas le correctif jocif^^/t/.
3. J. Esprit dit de même (Faussetés des vertus humaines, édition de 1678, tome I, p. a6a) : a La clémence des rois.... est.... quelquefois une politique et un moyen dont ils se servent pour gagner les cœurs de leurs sujets. 1
4. Yar. : La clémence, dont nous faisons une vertu. (i665.) — La Harpe {Cours de littérature^ a« partie, livre II, chapitre m, § a, édition de l'an vu, tome YII, p. a54) demande : a Que signifient ces mots: dont on fait une vertu? Quoi donc? la clémence n'en est- elle pas une? i