‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 127 sur 239 · A Là MABQUISB DE ftàBIiÊ. Tm · texte numérisé non relu

A Là MABQUISB DE ftàBIiÊ. Tm

Js vous envoie un billet que Mme de Puisieux^ m'écrit, où vous verrez que j*ai obéi à vos ordres, et quelle voudroit bien avoir de la poudre de vipère*. Si vous avez )a bonté de lui en envoyer, vous l'obligerez extrêmement. Souvenez>vous, s'il vous plaît, de faire copier vos maximes, et de me les donner à mon retour. Je vous baise très-humblement les mains, et je prends encore une fois congé de vous.

LBxniE 67. — Portefeuilles de FaHant^ tome II, fol. 936, autographe ; au dos, la mention : a M. de la Rochefouoault à Mme de Salàë. » Pabliëe dans les ^ditiona de 1818, p. i33, de i8a5,p. 473, de 1869, p. 343, et dans Madame de SabU^ p. 5i8.

I. Charlotte d'Estampes de Valençaj, mariëe, en janvier 161 5, à Pieme Brâlart, marquis de Sillery et vicomte de Pnisieax, qui avait été secrétaire d'État sous Henri IV et sons Louis XIU. C'est la mère du marquis de Sillery, beau-frère de la Rochefoucauld. Veuve en 1640, elle mourut en 1677, â§ée de quatre-vingts ans. Tallemant des Réanx, Mme de Sévigné et Bussj Rabutin s'accordent à nous la représenter comme une femme spirituelle, mais d*nne hnmear quelque peu inëgak et bizarre. Nous savons par Mademoiselle de Montpensier (Mémoires^ tome IV, p. 104 et io5) que Mme de Puisieux la poussa vivement à épouser le comte de Saint-Pol, sectmd fils de Mme de Longueville. On trouvera deux lettres d'elle à Mme de Sablé, dans le livre de M. Éd. de Barthélémy : lee Andt de ia marquise de Sablé (i865, in*8«, p. a65 et 966).

a. Substance pharmaeeutîqtte fort à la mode à cette époque. Noos disons dans la Notioe Hographiquê^ p. Lxvni.et note 3, que Mme de Sablé tenait en qudque sorte école, non>seulement de cuisine» mais encore de drogueries fines et de recettes merveillenses. Le tome IV des Portefeuilles du docteur yaUsmt contient bon nombre de € thèses » curieuses en ce genre ; il y en a pour la pleurésie, pour les gouttes, pour les vers, les loupes, les éôouelles, etc., sans compter les compositions de tisanes, les discours techniques, « sur le hoquet, » par exemple, ou « du délire en général. » Les triples fonctions de médecin, d'intendant et de secrétaire, que Yalîant remplissait auprès de la marquise, se trouvent ainsi, dans les manuscrits dont nous avons parlé, ccmfondues et enchevêtrées de la manière la plus étrange.

iJK LETTRES.

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