‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 213 sur 239 · Voyez les Mémoires^ p · texte numérisé non relu

Voyez les Mémoires^ p

11. Le comte de Saint-Paul (voyez ci-dessus la note 5) était alors chez la princesse Palatine : voyez le Journal des Savants^ avril i853, p. a37, note 5.

u. Honteux, au masculin, par feinte, quoique la suite semble

%&o LETTRES.

fatigues que je vous donne, et cela mêle une vraie amertume ' ^ ^^ dans le plaisir que me donne la manière dont vous agissez pour moi. Je vous jure au moins que ces bontés font leur effet, et un effet si tendre, dans mon cœur, qu'il me donne plus à vous que je n'ai jamais été à moi-même ; et je suis ravi d'y être autant par obligation que j'y ai été d'abord par inclination, et d'y être enfin par une union si ferme qu'il n'y ait que la seule mort qui la puisse détruire ^'.

bieD trabir le sexe. On verra que, dans la lettre suivante, Mme de Longuerille se cache sous le nom de M, du Vcd : voyez ci-dessus, dans la note préliminaire de cette lettre, prié'^ et ci~après, note i3, raciV, échappé par mégarde, à moins que ce. ne soit une faute du copiste, dans la lettre à la Palatine.

i3. Dans la lettre à la Palatine, où celle-ci était incluse, on lit ces deux passages (Ma/2 tficnV Clair ambault 460, p. 172 et 17 3) : a Je suis ravie de Pintelligence des frères de Mme de Longueville avec la bonne princesse Palatine.... Je n^ai pas moins de joie de la satisfaction que Monsieur le Prince et M. le prince de Conty témoignent pour ce pauvre M. Hesmond (Roche f,), car enfin c*eût été une chose bien cruelle, sU]s ne lui eussent pas fait justice. x> Et plus bas : a II (Montreuil) pourroit beaucoup nuire à Rochefoucaut auprès des deux filles^ de Belinde qui sont allées en province ensemble. Vous pouvez bien, je pense, savoir les sentiments de Solon là-dessus^ et essayer de lui en imprimer de bons pour Rochefoucaut \ enfin cela me paroît nécessaire. ]» — Y. Cousin remarque, à ce sujet, dans le Journal des Savants (avril i853, p. a3a), que la duchesse s'efforce d'acquérir à la Rochefoucauld la confiance de ses frères et surtout celle de Condé. a On sait, dit-il, que celui-ci avait vu de très-mauvais œil la liaison de sa sœur avec la Rochefoucauld, pour lequel il n'avait aucun goût ; aussi Mme de Longueville recommande-t-elle avec instance à la princesse Palatine de faire en sorte que Montreuil, chargé de la correspond dance avec les prisonniers, et qui leur rendait compte de tout ce qui se passait, porte à leur connaissance les services de la Rochefoucauld. »

A En maige : « Je crois qu'elle reut dire : Messieurs les Princes. » Ce n'est pas douteux. Je crois que est de trop.

APPENDICE h i6i

l3. [hk DUCHESSE DE LONGUBVILLB AU DUC "TT"

»• io5o

[Stenay,] i6 déwmbre i65o.

J'avpbis hier la mort de Madame la Princesse^ et aujourd'hui la défaite de M. de Turenne', et que l'on croit que le Cardinal va assiéger Stenay '« Vous pouvez juger ce que Tamitié que j'ai pour la pauvre Mme de Longueville fait en moi en «ipprenant ces horribles malheurs. Tout de bon, j'ai senti ces nouvelles persécutions que la fortune lui fait, avec des sentiments un peu criminels et un peu révoltés contre ma patrie. Elle me le pardonnera, s'il lui plaît, et excusera si ma tendresse pour cette malheureuse princesse, réduite à la dernière extrémité, l'emporte sur l'amour que je dois avoir pour mon pays. Mais*, pour quitter un discours si touchant et si peu propre à vous faire, puisque vous n'êtes de rien et que votre profession vous défend les partialités, soit d'un côté, soit d'un

LanTRB i3. — Revue sur une copie conserrëe à la Bibliothèque nationale, Manuscrit Clairamhault 460, p. aoi-ao3. £n tète, d*une autre écriture, également ancienne, se trouve cette mention : a Pour M. Hesmond {Roche f.) M« de Long, m Cette lettre a ëtë, comme la précédente, publiée par Y. Cousin dans le Journal des Savants^ avril x853, p. a38.

I. La princesse douairière de Condé était morte le a décembre, à Châtillon-sur-Loing. Voyez les détails que donne à ce sujet Mme de Mottevilie dans ses Mémoires^ tome III, p. 14 '-34^.

a. Sur la bataille de Rethel, livrée le i5 décembre, c^est>à-dire la veille même du jour où Mme de Longueville écrivait cette lettre, voyez les Mémoires^ p. ai5 et a 16; et ci-dessus, p. 43, la note 4 de la lettre i5.

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