NOTICE
de la Rochefoucauld ou écrites en sou nom, sauf deux^ les n** iDi et io$, que noua ne donnons à cette place que comme annetes k deux lettres de lui), cinquante-deux paraissent ici pour la première fois', diaprés des autographes de notre auteur ou de secrétaires ; cinquante autres, Tenant également de pièces manuscrites, sur lesquelles nous avons pu, pour la plupart, les recoilationner, avaient été déjà publiées. Dans ce double
n» 17 045, que se trouvent nos l«ttrM, acoiiiit|Migtt4ei iottveiît, on le Texm, de copies de moMmês; il 7 a aiiisi, au totte V du mène recueil, fol. 4B-57, une longue copie de Ptiuéu de PmêC€tU
I. Des soixante-deux lettres pid)liées avant notre édition (nous ne comptons pas les n«* loa et io5), une, notre lettfe loi, avait été insérée par le chevalier Perrin dans son édition des Letlrts de Mme de Sévigné^ de 1784; deux autres, les no« 83 et lis, ont paru en 1806 dans le Petit Magasin des Dames (la première, la même année, dans Us Quatre Saisons du Parnasse) ; neuf furent pul>liéeé par le libraire Klostermann en 18 1 4, puis repid>lîées par Bossange père et Masson en i8a4) À la fin du volume des Lettre» iHédltes dé Mme de Sévigné^ d*après des autographes qui étaient alors à Epoisse, dans les archives de la maison de Guitsut, maia qui depuis, ayant été prétés, ne s*y trouvent plua et se sont égarés * ; trente>«x sont dans l'édition des Œuvres de fa-Mo^efouemuid^ Belin, 1818 (réimprimée en i8so), et daibs celle de ^8a5«i puis quarante ei une ont été don» nées par Y. Cousin dans I0 ,Mmm*e de Mme de LeHguêeUU(it&%)^ Madame de Chepreuse {iS6i^)^ie%,Madmme de ^«^^(1869); deux, dans Mademoiselle de Seudérjr^ m ne et sm eerretpimdimee^ par MM. Ra> thery et Boutron, en i873k;.quati«, par M. Servois, dans VAufnuaire-Bulletin de la Société, de iMietmre de Franee^ en i863 ; quatre» dans les Mémoire^ de Lenei^ en i8i8^ enfin Tédition Pion de 1869 a reproduit^ a lu fois, oeUea de Cousin et des éditions de 18 18 et de 181 5. A ne voir que le titre d'un volume puUié par A. Serieys, cbea H. Tardieu, Tau X (1801-1801), on pourrait croire qu'il renferme aussi des lettres de l'auteur des Maximes f mais ee titre trompe : le la Rochefoucauld dont il donne une lettre, une lettre unique, est la Roehefoueauld de Suiigèrei, celui sans douu qui est mentionné dans notre tome II, p. xxvn, note 4. «^ Dans les notes préliminaires des lettres nous indiquons, pour ohaeuile| les impressions antérieureSé
* Oa péttt ■^étonner qae eet neuf lettres n'aient été compritet «Uns aucune édition déS OÊevtéé dé la tdoehefimcauld^ ni dâni Sdean dei ouvragei et recueils que uoas eilOtts dans li sdte de eêtts liotd.
total, qiuitre-vingt-iine sont de la main de la Roehefoucaiild, vingt et une d'autres mains. Il y en a douze dont nous n avons pu retrouver les originaux; nous les donnons, conune on le verra dans les notes, d'après des imprimés. Des quatre-vingtune lettres autographes de la Rochefoucauld, cinquante-sept sont à la Bibliothèque nationale, dont trente-trois dans les Portefeuilles deFallant^ vingt-deux dans les Manuscrits de Lenet^ deux dans d'autres fonds. Les vingt-quatre autres viennent: une des Archives nationales ; une du Dépôt des aUaires étrangères ; une da British Muséum ; deux de la bibliothèque Cousin ; quatipe de» «rchiveft de la maison de Gondé, appartenant k Algr le duc d'Aumate ; et quinze d'autres collections particulières.
Aucune lettre du duc de la Rochefoucauld à Mme de Longueville ne figure dans ce volume '. Cette correspondance avec la sœur de Condé, qui serait assurément d'un incomparable intérêt, s'est-elle entièrement ])erdue? A-t-elle été détruite à dessein? Victor Cousin, dans s(m livre àe Madame de Longue-^ ville pendant la Fronde^ a écrit cette note : « Nous avons eu
I. Il parut en i()5o nm în-4'') devenu très-rare, de i3 pages non chiffrées, intitule : Copie éPune lettre écrite à Madame U duchesse de LottgtuviUe^ et daté a de Rotterdam, le 4 mars i6So.» Cette lettre, qui est le n« 791 des Mazarimade* énumérées par C. Moreau dans sa Biktiografdiie^ est signée la Frahohisb, « quolibet », dit Retz dans ses Mémoires (tome III, p. 5oo), qui désignait la Rochefoucauld, comme le confirment Mme de Motteville (tome III, p. 4^<>)y ^"i Joli (p. 179), la duchesse de Nemours (p. 509). Il se peut qu'il y ait eu là une intention moqueuse; mais, à la lecture, on voit bien vite que si Ton a voulu, par cette signature, faire penser à notre auteur, on s^est borné à cette ironie toute superficielle. La pièce est une réponse à la Lettre de Mme Je Longuevitle au iUti (n« iqSo de la Bibliographie des Matariuades) et à sa Befuéte au parieineot de Mottem (n* 3473), réponse mieux écrite que la plupart des paokphlets de cette époque ; mais il était impossible de supposer un seul instant qu'elle pât être Toeuvre du conseiller de Mme de Longueville, de celui qui Pavait accompagnée dans sa fuite jusqu'au lieu d'embarquement : elle est tout autant dirigée contre lui, contre l'instigateur de la princesse, que contre la princesse elle-même. Des dates de lieu on ne peut rien conclure; elles sont souvent, à dessein, fictives : sans quoi, nous pourrions ajouter que la Roche* foucauld n'était point alors à Rotterdam^ mais en France.
NOTICE. q
la bonne fortune de retrouver deux lettres de Mme de l/>ngueville à la Aochefoucauld, datées de Stenav, en i65o; nous
les publierons un jour'. » Ces deux billets, « insignifiants en apparence, mais où resi)irent, dit encore l'historien de la princesse, une tendresse et une confiance à toute épreuve, » ont été imprimés dans le Journal des Savants (i853, p. 2)7 et 238). Cousin les avait trouvés à la Bibliothèque nationale, dans les Manuscrits Clairambault ; c'est là que nous les avons re« coUationnés pour leur donner place dans notre Appendice.
Cet appendice est double. La première partie contient un certain nombre de lettres adressées à la Rochefoucauld ou écrites par ses plus proches parents, son père, sa mère, sa femme, ou, comme une de Gourville à Lenet, une de Mme de la Fayette à Mme de Sablé, étroitement relatives à lui. Ce sont en tout vingt- six ou, en comptant deux annexes, vingt-huit pièces trouvées dans divers dépôts publics : la Bibliothèque nationale, les Dépôts de la Guerre et des affaires étrangères, l'Arsenal, la Bibliothèque Mazarine, les Archives nationales; deux, dans des collections particulières. Quatorze sont inédites. Il n'y a que le billet de Condé (n" 14)9 tiré des Mé-moires de Lenet^ dont nous n'ayons pu découvrir, dans ses manuscrits, ni original ni copie,
La seconde partie de X Appendice^ dont nous n'avons eu les éléments que lorsque notre tome III était déjà tout prêt pour l'impression, se compose de huit lettres, toutes, sauf une, (!e la Rochefoucauld ou de ses parents, toutes authentiques, inédites, conservées dans les archives de la famille de M. Pol ilu RivaP, à Cahuzac (Lot-et-Garonne). Elles sont de teneur insignifiante, mais ont pourtant, comme celles de Mme de Sévigné à son fermier du Buron, qu*on n'a pas omises dans le
I. i«"« édition (iSSg), p. aSi ; 4» édition (187a), p. 949. — Nous ne nous expliquons pas bien cette promesse, faite en i SSg, de publier un jour des lettres Insérées, dès i853, dans le Journal de» Savants; elle signifie sans doute : a Nous les publierons un jour en Tolume. » L'histoire de la vie de Mme de Longueville devait dans la pensée de Cousin former quatre tomes, dont deux seulement ont paru : voyez V AvtrtUsement de M. Barthélémy Saint-Hilaire, en tête de la 4* édition de Madame, de Longuevitle pemdmnt la Fronde,
a. Voyez ci- après, p. a8a, note i.
lo LETTRES.
recueil de ses lettres qui fait partie de notre Collection, leur sorte d'intérêt pour l'histoire de la langue, laquelle doit tenir compte de tous les genres d'écrire et de parler. Nous les devons à notre érudit collaborateur M. Tamizey de Larroque, qui nous en a obtenu de M. Pol du Rival la libérale communication. Nous prions le propriétaire de ces documents et l'obligeant intermédiaire de recevoir ici l'expression de notre gratitude. Nous offrons aussi nos remerciements à M. Tholin, archiviste de Lot-et-Garonne, qui a bien voulu se charger de nous copier ces huit pièces, nous n'avons pas besoin de dire, après Tavoir nommé, avec quelle scrupuleuse exactitude. Il nous reste à dire un mot d'une omission volontaire, qu'on pourrait 6tre tenté de prendre pour un oubU et qui demande explication. L'éditeur de 1869, égaré par une fausse conjecture dont nous allons parler, a placé parmi les lettres (p. 35 1 et 35a], en l'intitulant : A Zaïde^ et en le considérant comme ce un charmant billet » adressé à Mme de la Fayette, un fragment, écrit de la main de la Rochefoucauld, que Y. Cousin avait reproduit ainsi, en i85i, dans le Journal des Sai^ànts^ : ce Nous trouvons dans les Portefeuilles de Faliant* un papief de la main de la Rochefoucauld où Mme de la Fayette pourrait bien être intéressée.... C'est, en tout cas, un morceau fort curieux. Au dos est écrit* : «M. de la Rochefoucauld donne ceci à juger. >>
« J*Ai cessé ^ d*aimer toutes celles (jui m^ont aimé, et j*adore <K Zaïde qui me méprise. Est-ce sa beauté qui produit un effet si « extraordinaire, ou si ses rigueurs causent mon attachement ? Seroit- « il possible que j^eusse un si bizarre sentiment dans le cœur, et que « le seul moyen de m^attacher fut de ne m^aimer pas ? Ha I Zaïde, a ne serai-je jamais assez heureux pour être en état de connoître si a ce sont vos charmes ou vos rigueurs qui m'attachent à vous ? »
« Un autre petit papier (le folio i63], joint au précédent^ donne cette variante sur la dernière phrase :
« Ha I Zaïde, ne me mettrez-vous jamais en état de connoitre « qu6 ce sont vos charmes et non pas vos rigueurs qui ili*ofit attaa ché à TOUS? »