‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 7 sur 239 · Dans TautD^raphe^ fuaitu · texte numérisé non relu

Dans TautD^raphe^ fuaitu

7. L'auteor avait éorit d*ahord au/omntkui^ qu'il a biffe, sauf la première lettre, et remplacé par prêtent^ en interligne ; pub, trou- Tant sans doute la correction confuse, il a efTacé le tout, et récrit à présent à la marge.

8. Cette dernière phrase est en post-soriptum, après un parafe.

9. Sur le château de Verteuil ou Vertoil', vojex la note i de la page 34 des Mémoires^ et la Notice biographique, p. yii, note i.

10. Le même jour, i3 septembre, Mme de la Rochefoucauld, mère de notre auteur, écriyit, au sujet de la fuite de Mme de Gbe- ▼rettse, une lettre que nous donnons à V appendice i (p. a3i>a43) avec plusieurs autres pièces relatires aussi à cette fuite, à savoir : la Relation du piiësident Vignier à Biehelieu; celle du duc Francis y de la Rochelbucauld, et sa lettre du i» novembre ; le tout,

<* Noos avons les deax orthographas dans nos lettres. le plus soavent P'êrtml : ▼oyex 11 Y appendice x, p. aSo et a 3a.

i6 LETTRES.

I53g 2. A M. DE LIANCOURT *.

Septembre i638.

Mon très-cher onclb,

G)mme vous êtes un des hommes du monde de qui j'ai toujours le plus passionnément souhaité les bonnes grâces, je veux aussi, en vous rendant compte de mes actions, vous faire voir que je n'en ai jamais fait aucune qui vous puisse empêcher de me les continuer, et je confesserois moi-même en être indigne, si j'avois manque au respect que je dois à Monseigneur le Cardinal, après

déjà publi<; par V. Cousin, maU revu et corrige par nous d'après le manuscrit du Dépôt des affaires étrangères.

Lbxtbr a. — RcTue sur un autographe faisant partie de la collection léguée par M. le baron de Stassart à V Académie royale de* Scitnces^ des Lettres et des Beaux- Arts ^ de Belgique. Cette lettre a été publiée dans la Jeunesse de Mme de Longueville (3^ édition, Appendice^ p. 467; 8" édition, p. 53o) ; V. Cousin Ty a fait précéder de cette introduction : « Nous crojons faire un cadeau de quelque râleur à la littérature en lui donnant tout entière cette lettre, la première que nous connaissions de la Rochefoucauld (Cousin dit cela avant d^ avoir découvert la lettre à Serisay et le redit encore après ^ par mégarde)^ et qui est comme l'essai de cette plume naturelle, aisée, ingénieuse. On voit qu^ù vingt-cinq ans, en i638, il écrivait déjà avec une netteté et une correction peu commune. L'original nous a été communiqué par feu M. le haron de Stassart, de Bruxelles, lequel Tavait acheté à la vente de M. le baron do Trémont {Catalogue de i85i, p. 118). Une main ancienne a nii<; en tête : « M. de Marciilac à M. de Liancourt, septembre i638, touchant les pierreries de Mme de Chevreuse. »

I. Roger du Plessis, duc de la Roche-Guyon (i643), seigneur dr Liancourt, frère de la mère de l'auteur, mort le i*' août 1674, à Page de soixante-quinze ans. Il prêta serment et prit sa place au Parlement, comme duc et pair, dans la séance royale du 14 dé* eembre i663 : voyez la Gatette du 99. Il avait épousé Jeanne de Sehonberg, fille du maréchal Henri de Schonberg et de Françoise d'Epinai. Voyez les Utémoires^ p. 98, note a, elle Port Royal ^ de Sainte-Beuve, tome V, p. 4i*^o*

que notre maison en a reçu tant de grâces, et moi tant de protection dans ma prison ', et dans plusieurs autres rencontres, dont vous-même ayez été témoin d*nne grande partie. Je prétends donc ici vous faire voir le sujet que mes ennemis ont pris de me nuire, et vous supplier, si vous trouvez que je ne sois pas en effet si coupable qu'ils ont publié, d'essayer de me justifier auprès de Son Éminence, et de lui protester que je n'ai jamais eu de pensée de m' éloigner du service que je suis obligé de lui rendre, et que l'entrevue que j'ai eue avec un appelé Tartereau' a été sans nulle circonstance que j'aie cru qui lui pût déplaire, comme vous apprendrez par ce que je vas vous en dire.

Lorsque je fus la dernière fois à Paris, pour donner quelque ordre aux affaires que Mme de Mirebeau* nous avoit laissées en mourant, un gentilhomme, que je ne connoissois point, me vint trouver, et, après quelques civilités, me dit qu'il en avoit à me faire d'une personne qui avoit beaucoup de déplaisir d'être cause de tous

3. Dans cette lettre, ëyîdemment destinée à être mise sous les jeux de Richeliea, la Rochefoucauld se justifie «c d'une façon si bumble, qu'elle nous rend fort suspecte, dit V. Cousin dans l'ouvrage cité (p. 397), la fière attitude qu'il se donne au sortir de la Ra^ tille. » Vojez les Mémoires^ p. 37-40, où il raconte sa visite au Cardinal et se vante de n'être point entré en justification sur sa conduite.

3. Voyez, au tome II, la note 3 de la page 40 des Mémoires ^ où Ton a eu tort d'imprimer Tartareau,

4. La mère de la femme de notre auteur, Marie- Antoinette de Loménie, fille d'Antoine de Loménie, seigneur de la Villeaux-Clercs, secrétaire d^État; elle avait épousé, en premières noces, André de Vivonne, seigneur de la fiéraudière et de la Chaiteigneraye, mort en 1616; et, en secondes noces (161a), Jacques Chabot, marquis de Mirebeau, comte de Chami, lieutenant général au gouvernement de Bourgogne. Veuve pour la seconde fois en i63o, elle éuit morte en juin i638, sans laisser d'enfants de cette dernière alliance.

La Rochefoucauld, m, i a

l'ISS

i8 LETTRES.

TëlT ^^^^ m^^ j*avois reçus, depuis un an * ; qu'il avoit eu ordre de Mme de Chevreuse de me voir, et de m^assurer qu^elIe avoit été bien fâchée de la peine que j'avois soufferte, et bien aise de ce qu'elle étoit finie ; ensuite de cela, il me dit que ce n' étoit pas là le seul sujet de sa visite, et que Mme de Oievreuse me prioit de lui remettre entre les mains les pierreries qu'elle m' avoit confiées, loraqu'elle me renvoya mon carrosse*. Je lui témoignai que ce discours me surprenoit extrêmement, et que je n'avois jamais ouï parler des pierreries qu'il me demandoit. Il me répondit que je faisois parottre d'avoir beaucoup de méfiance de lui, et que, puisque je ne me contentois pas de la particularité qu'il me di» soit, il alloit me faire voir une marque qui m'ôteroit de soupçon'', en me donnant une lettre que Mme de Chevreuse m'écrivoit sur ce sujet. Je lui dis que, bien que je fusse son très-humble serviteur, néanmoins je pensois qu'elle ne dût pas trouver étrange si, après les obligations que j'ai à Monseigneur le Cardinal, je refusois de recevoir de ses lettres, de peur qu'il ne le trouvât mauvais", et que je ne voulois me mettre en ce hasard-là pour quoi que ce soit au monde. Il me dit que je ne devois pas appréhender en cela de lui déplaire, pource qu'il m'engageoit sa foi et son honneur qu'il n'y avoit rien dedans qui fût, directement ni indirectement, contre les intérêts de Son Eminence, et que c'étoit seule-

5. Mme de Cherreuse ëtait passée d'Espagne en Angleterre au commencement de i638. Elle y resta jusqu'au i**^ mai 1640, date de son départ de Londres pour la Flandre.

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