XI
Je me jet.'ii à genoux à côté de la bruvère: je prii» »«-% deux maiui» glacées dans les miennc^s, je les portai à mt*^ lèvn's pour le.snH:hauffer sous mon haleine; quelques lann^ de m«*8 yeux v tombèrent. Je compris, au S4>rrement a>nvulsif de s<^ doigtN. qu'elle avait s<»nti cette pluie du cirurt»
jHai sur ï^s ;v»^«i> ni>. .** ♦-*- -»iv»- i -.^ —
eiici^rv ^'à•>r •* -»— u«*?ntt f nu-ui D«»»r»-ii-'. . • — i- erifaul q-ii !?^ !•! >i7** «î^DiuaiIIurtHr ^ -"►«t'-u^r^ i — ^ -^ . •^-
Pair. Je l»-s 2 2I3I. i ik Lhu.ii»* {»* a «iinî*- ^ ^ 1- :î«
urasse<ûr a i^tt^' à ::.•«* ti ^r ih *"lII»*-.
* Que j^ Umt S-Zt? I«.-"1 ■ U»* L'— **!-♦- **! l.ii'*îi!l«* I^ii Jt^-
d'un ton d«»a\. «rci- -*€ 11» •!•.•* a^-. r »ii lit*- îi. ^ i»î«i:".iH -lî
^aiii nie le carLrr a iLri'i-ci-iDr, fil i^*uiïi <"ii 'li-u î*. m-
rarher l*»ujours, a l«»î. Je peux m«»urir- iijàî> je De }k-u\ fva>
aimer un aiilr^ que X*A. Ils oui loulu me donoer un fiance,
<*>st toi qui es le ûance de mon âme ! Je ne me dcuuHTHi
|»as à un autre sur ia terre, car je me suis donnée en st^n»!
a toi: Toi sur la terre, ou Dieu dans le ciel! c'est le^œu que
j'ai fait le premier jour où j'ai compris que mon cœur était
iiidlade de loi- Je sais bien que je ne suis qu'une pau\re ,
lille indigne de toucher seulement tes pieds par sa penstv.
\ussi je ne t'ai jamais demandé de m'aimer. Je ne te
<l('iuanderai jamais si tu m'aimes. Mais moi, je t'aime, je I
l'aime, je l'aime! » Et elle semblait concentrer toute son j
âme dans ces trois mots. « Et maintenant, méprise-moi, 1
raille-moi, foule-moi aux pieds! tfoque-toi de moi, si tu
w'ux, comme d'une folle qui rêve qu'elle est reine dans ses
haillons. Livre-moi à la risée de tout le monde I Oui, je leur
«lirai moi-même : « Oui, je l'aime! et si vous aviez été ù mn
«• place, vous auriez fait comme moi, vous seriez mortes ou
« \ous rauriez aimé ! »
ÎU CONFIDENCES.
Je tenais les yeux baissés* n'osant les relever sur ell«*. «W* peur que mon regard ne lui en dit trop ou trop peu pour tant de délire. Cependant je relevai, à a^ mots, mon fn>iit collé sur ses mains, et je balbutiai quelques paroles.
Elle me mit le doigt sur les livres. « Laisse-moi tout din* maintenant je suis contente; je n*ai plus de doute, him s'est expliqué. Écoute :
c Hier, quand je me suis sauvée de la maison apn*s a^oir passé toute la nuit à combattre et à pleurer à ta portr quand je suis arrivée ici à travers la tempête, j'j suis *enu«croyant ne plus te re>oir jamais, et comme une nitirte qi.. marcherait d'elle-même à la toml)e. Je devais me faire religieuse demain, aussitôt le jour \enu. Quand je suis arriwola nuit h l'Ile et que je suis allée frapper au monaM^n*. il était trop tard, la porte était fermée. On a refus<> de m'<»uvrir. Je suis venue ici pour passer la nuit et baiser les rour« de la maison de mon père avant d'entrer dans la roaiM>n de Dieu et dans le tombeau de mon cœur. J'ai (Vrit par un enfant à une amie de venir me chercher demain. J*ai pm la clef. J'ai allumé la lampe de>ant la Madone. Je me miis mise à genoux et j'ai fait un vœu, un dernier vœu. un \œu d'espérance jusque dans le désespoir. Car tu sauras, si jamatH tu aimes, qu'il reste toujours une dernière lueur de feu au fond de l'âme, même quand on croit que tout est életni « Sainte protectrice, lui ai-je dit, envo}e£-moi un signe dr u ma \ocation pour m'assurcT que l'amour ne me trunip** « pas et que je donne véritablement à Dieu une %ie qui n«* M doit appartenir qu'à lui seul!
« Voici ma dernière nuit commencée parmi les >i%aiib. u Nul ne sait où je la passe. Demain peut-être on viendra a me chercher ici quand je n'y serai déjà plus. Si c*e«t <« l'amie que j'ai envoyé avertir qui vient la première, or