LIVRE DEUXIÈME
lo sais pas. Je crois que j'y serais encore sans ce que je vais le dir
M (Mais, grand Dieu! je n'ai pas commences et voilà un volume ! Que vas-tu penser de ma loquacité ? Pense tout ce que tu voudras ; il faut que je retrace pour moi, sinon pour loi, cette heure autour de laquelle dôs aujourd'hui, et pour jamais, vont graviter toutes les heures qui me restent à vivre.)
« J'entendis un Ic'ger gémissement de gonds à la porte ; je crus que c'était le vent de VAve Maria qui se l^ve au soleil couchant et qui fait battre les volets dans la solitude des rues de Rome ; je ne me retournai pas. J'entendis un frôlement d'étoffe contre le mur: je crus que c'étaient les plis d'un des rideaux des fenêtres qui balayaient les vitres ; je ne relevai pas la tète. J'entendis des pieds légers, mais lents et mesurés, qui semblaient s'avancer en hésitant vers le banc de bois dont la planche supérieure, celle où l'on joint les mains, cachait sans doute à la pei'sonne qui venait prier ma tête inclinée plus bas sur la balustrade du chœur. Je passai mes doigis sur mes yeux pour y faire rentrer mes larmes, j'écartai mes cheveux qui me couvraient le front, et je me levai en retournant mon visage vers la porte du côté où j'avais cru entendre les pas !
« Ah ! mon ami, ce ne fut qu'un éclair, une vision, une hallucination, tout ce que tu voudras; mais je vivrais mille et mille années, et je tiendrais le pinceau de Rapha(5l, le ciseau de Canova, le clavier de Rossini, la plume de Pétrart|ue, et j'écrirais, je chanterais, je peindrais, je sculpterais ma pensée pendant des miliei's d'heures, que je n'essayerais pas d'égaler jamais ce que je vis dans ce rayon I
« Lne jeune figure d'environ seize ans, toute vêtue de noir, comme un cyprins qui sorl d'un pavé de marbre, grand, souple, élancé sur sa base, les épaules transparentes à travers un filet de sombres dentelles, les bras arrondis, la taille ondulée et déjà demi-pleine, faisant éclater l'enveloppe de soie qui se collait aux lignes de son corps, comme le tissu de lierre déchin» râ et là par la blancheur du marbre qui se
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■rnli* nui r**n;iLi "■ m.i 'i.ii'!.l{* if dd^ sSafue^ dans le jardin ?*ann»iJi a i"i* li ît^a .: "..:—'•. ]rs maîn^ jointes, par ses UMiTir *îi':"vin"**r nu' ii^ iT^ i . Li iz'*uT duTï de ces gros jiMurifir ti' l'iii'f iiiix!i**f Çj*- lf> fovsannes dWlbano • ivijii''ii "'îiiti-f i 3i iii«f- -m: ri *-**s nôn^Dt en mosaïque de Ii'»u"r ti"? :î1i'""îll riîiibi.lif^-eii Cr-ai oa trois grosses bou- VA*^ Tîu- ^i v»i' îiH' :i"Li j irirs -ej'i îrlt^ semblables à des Tî' i"ir 1 niîii:ii'*f 'j* 7t'î:v*. *li{f c*i:^i«-ai b!onds frappés du sur'i -^';i.!..î**sL»^{i ' i^Li t^^li rîi i^r^lûMes êb'.ouissenients Tit'îia- Jr iHr*. if' xT'riH* îT :c, *j-'--î â'J lisa^rf*, je n'essaye nib- J '•r;it!«'»-i..'i i : a i: 6' !!•:•:> q-ù^ j'en écrirais pour pein- Q-* 1 Ati i,:r.iiti :u* ; si i .. v^r^, i] y ai^it autour d»? tous les r•Lliî^. 0^ l'Lv^ }'.^ . ^^^^i'- df i. j:?> les teintes de la peau, tï* ï\ii ï^f J**> M.;«r*s*ij «iir if* ik j i}>^. :ï'.«m>, une atmosphère '• r'fiii utf Li r'-u. -iîis^ïLH : : f izL^^-ô'e jeunesse, de vie, de SJii'niti"L:. i*\. TL «î i»f t:;l.: T.sj>5*es Iràits, ou quon ne les ■• («'a*: TL i t^iM'^ Li ^:L:-...s>{n.eTiî. cc»mme on ne voit le i'r ^itup^ CL i vn'j^ SL i>:»' jr îrnee dans la fournaise. Ce vtiiia* z^ii:^:*'.''r:\* 6*' t.l^: -^ts j.iil }>ar la lumière, tant la ri^'iii'»:»!. M: <^: .:.:••: ^« î*?* cr-nf^niait si complètement 1 4.4,; jiii -j i :,iif ;,i.: it Lniir^j.ûiv iKie el la couleur blanche et ^:sf ; L >:•! : f: r»^î> ^ «-fs^ <;-\'a ne pyjiait dii'e ce qui était £l s. »••",■. v: :m :^. ^•:.i.;: a- a femme: où commençait, où i:.>-sfu. : y n}:-! l:. c^-A tî là crwîîure céleste. C'était situ vi'Lx. Lifi i: :xrT.i:-.ii a b ]::::. it-re, une transfiguration des ri/ Trf : ^ s:.)'. <z i.sfr^ do fvmnie. une ombre de visage i-: :/^< ;j{ i :. i::.: d^iu aur-eD-^iol de feux : Hais bah ! efface h«^: ci\i^ :*z jii îo ]'.> p3>: cVîait ce que tu as rêvé peut- (\y ;i;Tt> "T ^''wTy* ii 7»" j> âmo'jneuse de tes inspirations pour i. ;.»;:r^' f. :.:: tvça.'J kd cceur insensible dans un cœur { :':<.\r:'{ l i> q.îf- lia D*â> jamais pu dire; ce que Raphaël a f T,:.rfi*i *UTï> st's 4Îtrriîij>es touches, quand il devenait plus },:r:rr:i( « ir.^.ns nnMlv^ue : un visage entre la Vierge et la rv':oAT'i:>;i, diiin par la beauté, féminin par Tamour! de ces veux q li. s ;i> vi^us regardaient jamais, attireraient votre âme tiA;a o:v»i{Te >:3r vos yeux et sur vos lèvres, et la consumeraient dans un ccJair! Efface encore, ce n'est pas cela, car