HOMMAGE
A I/ACADKMIE DE MARSEILLE»
ADIBt
Si j'abandonne aux plis de la voile rapide Ce que m'a fait le ciel de paix et de lK)nheur; SI je confie aux flots de rëlémcnt perfide Ine femme, un enfant, ces deux parts de mon cœur; Si je jette à la mer, aux sables, aux nuages, Tant de doux avenirs, tant de cœurs palpitants, irun retour incertain sans avoir d'autres gages Qu'un mât plié par les autans,
1. Otte pièce, qui complète v(^ritablemcnt une première série des œuvres dr l'illustre poRo, a été composée à Marseille vers la fin de juin 1832; M. d»* Lamartine était alors près do s'embarquer pour son voyage en Orient. Voiri la copie d'un billet qu'il adresse à Tun des éditeurs au moment do partir :
A M. CHARLES GOSSËLIN.
•• Je vous prie, sur les exemplaires que vous me devez de votre édition
• actuelle, d*en envoyer dix, au fur et à mesure des livraisons, à M. Freyssinet, » liaiiquier à Marseille, chargé de les distribuer de ma part, en mon absence, <• à ci*u\ dos littérateurs de ce pays-ci où je reçois un si brillant et si touchant
* accueil. Je m*emharque dans huit jours pour un an ou dix-huit mois. Je vais - dans tout TOrient.
• Mille compliments et adieux.
« Lamartine.
t Marseille, 29 jain 1832. »