‹ Œuvres de LamartineChapitre 128 sur 145 · A UNE JEUNE ARABE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE ARABE

QUI I TMAIT LE NARGUILÉ DANS UN JARDIN D'ALEl*

Septembre 1832.

Qui? toi? me demander rencens de poésie? Toi, fille d'Orient, née aux vents du désert! Fleur des jardins d'Alep , que Bulbul * eût choisie Pour languir et chauler sur son calice ouvert !

Rapporte-t-on Todeur au baume qui l'exhale? Aux rameaux d'orânger ratlache-t-on leurs fruits? Va-t-on prêter des feux à l'aube orientale , Ou des étoiles d'or au ciel brillant des nuits?

Non, plus de vere ici! Mais si ton regaitl aime Ce que la poésie a de plus enchanté.

Dans l'eau de ce bassin * .contemple-toi toi-mémo: Les vers n'ont point d'image égale à ta beauté !

Quand le soir, dans le kiosque à l'ogive grillée. Qui laisse entrer la lune et la brise des mers. Tu t'assieds sur la natte, à Palmyre émaillée. Où du moka brûlant fument les flots amei-s;

Quand ta main approchant de tes lùvres mi-closes Le tuyau de jasmin vêtu d'or efûlé,

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