Nom du rossignol en Orient
"i. Toutes les couri des maisons en Orient ont un Jet d*eaa au milieu et un bassin de marbre.
A UNE JEUNE ARABE. * :i(il
Ta bouche, en aspirant le doux parfum dos roses, Fait murmurer l*eau tiède au fond du narguilé;
Quand le nuage ailé qui flotte et te caresse D'odorantes vapeui-s commence à reni\rer; Que les songes lointains d'amour et de jeunesse Nagent pour nous dans Tair que tu fais respirer;
Quand de l'Arabe errant tu dépeins la cavale Soumise au frein d'écume entre tes mains d'enftuit. El que de ton regard l'éclair oblique (*gale I/<*clair brillant et doux de son œil triomphant;
Quand ton bras, arrondi comme l'anse de l'urne. Sur le coude appuyé soutient ton front charmant. Et qu'un reflet soudain de la lampe nocturne Fait briller ton poignard des feux du diamant.
Il n'est rien dans les sons que la langue murmure. Hien dans le front rêveur des Ixu'des comme moi, Hien dans les doux soupire d'une ûme fraîche et pure. Hien d'aussi poétique et d'aussi frais que toi !
J'ai passé Tàge heureux où la fleur de la vie.
L'amour, s'épanouit et parfume le cœur;
Et l'admii-ation , dans mon Urne ra\ie,
N'a plus pour la beauté qu'un rayon sans chaleur.
De mon cœur attiédi la harpe est seule aimée : Mais combien à seize ans j'aurais donné de vei-s Pour un de ces flocons d'odorante fumée Que ta lèvre distraite exhale dans les airs!
Ou pour fixer du doigt la forme enchanteresse Qu'une invisible main trace en contour obscur, Quand un rayon des nuits, dont le jour te caresse, Jette en la dessinant ton ombre sur le mur !