‹ Œuvres de LamartineChapitre 48 sur 145 · Job, ch. XXI · texte numérisé non relu

Job, ch. XXI

Ou n'esl-ce pas mon œil qui s'est voilé lui-même Sous les nuages de mon cœur?

Ces enfants prosternés aux marches de ton temple, Ces humbles femmes, ces vieillards.

Leur âme te possède et leur œil te contemple : Ta gloire éclate à leurs regards !

Et moi, je plonge en vain sous tant d'ombres funèbres :

Ta splendeur te dérobe à moi !

Ali : le regard qui cherche a donc plus de ténèbres

Que Pœil abaissé devant toi ?

Dieu de la lumière, Entends ma prière, Frappe ma paupière Comme le rocher!

Que le jour se fasse, Car mon âme est lasse, Seigneur, de chercher! • Astre que j'adore.

Ce jour que j'implore N'est point dans l'aurore.

N'est pas dans les cieux :

Vérité suprême.

Jour mystérieux « De l'heure où l'on t'aime, 11 est en nous-méme.

Il est dans nos yeuxl

B> a pas de commentaire à une impression : il faudrait analyser toute

•> Miure et nconter toute une vie pour faire comprendre un vers.

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