‹ Œuvres de Le Sage (volume 2)Chapitre 101 sur 236 · C II A FIT R E XXXII · texte numérisé non relu

C II A FIT R E XXXII

Comment , apres six mois de noviciat, la ferveur de don Chérubin se trouve ralentie. De sa sortie du couvent , et du nouveau parti qu'il prend. U rencontre par hasard le licencié Carambola. Sa conversation avec lui. Il prend le parti de se mettre encore gouverneur de quelque enfant . Ce qui l'en détourne.

Je portai pendant six mois l’habit de novice avec plaisir, m’acquittant avec ardeur de tous mes devoirs, et comptant bien que je passerais le reste de mes jours dans ce monastère. Malheureusement pour moi, le père Théodore fut obligé de quitter Barcelonne, et de se rendre à Madrid, pour y remplir la place de supérieur dans le grand couvent des carmes déchaussés. Pour surcroît de mortification, je perdis en même temps le père Séraphin, qui mourut d'une pleurésie qu il avoit «aernée à force de s’échauffer en exhortant un alguazd malade à faire une bonne fin.

Je fus vivement affligé de la perte de ces deux religieux. Privé de ces guides, qui me conduisoient sûrement dans la voie du salut, je demeurai livré à moimême. Je ne tardai guère à ressentir la tyrannie des passions dont ]e m ctois cru délivré : elles poitcient de si vives atteintes à ma vocation, quelle n’y put toujours résister. Néanmoins, avant qu’elle y succombât, je fis tous mes efforts pour la soutenir. Je cherchai du secours contre ma faiblesse; et m’imaginant que j’en

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