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lec. Alors ses ennemis s'approchèrent de lui, et un vigoureux palefrenier l’avanl saisi par le milieu du corps. 1 enleva de terre; et, pendant qu’il le tenoil serre entre ses liras, quelques pages retroussèrent sa chemise jusque sur sa tête. Comme le jour étoit alors plus grand qu au commencement du combat, les fesses du chevalier lurent visiblement remarquées , et reçurent plus de mille claques. On dit même que Sancbo, ne voulant pas laisser échapper une si belle occasion de se venger de son maître, osa porter sur lui ses mains impies; mais, comme ce discret écuyer ne s’en est jamais vanté, notre historien ne donne pas ce fait pour constant. Il 11e veut pas sans certitude avancer une chose qui feroit. tant de tort a la mémoire de Sancbo. Quoi qu'il en soit, il tomba sur les postérieures de Don Quichotte une grêle de coups. Et, comme il avoit affaire à des gens à qui le jeu plaisoit, il est à croire que cela auroit duré plus long-temps, si don Alvar ne fut pas entré dans la salle. Il étoit en robe de chambre, et en pantoufles, et il avoit son épée sous son bras. Ee premier objet qui happa sa vue fut Don Quichotte en l'état que je viens de dire. Il trouva ce spectacle assez réjouissant : mais il étoit trop charitable pour souffrir que ses valets continuassent à maltraiter le chevalier; ainsi, pour le tirer de leurs pâtes, il lit signe au palefrenier de le lâcher, et a tous les autres de gagner la porte. Ensuite se rangeant du côtede Sancbo, il mit l’épée à la main disant au chevalier : Allons, seigneur Don Quichotte, vous nous voyez, le brave Sancbo et moi, prêts à vous seconder. Meurent tous ces marauds qui vous ont offensé! Mais diles-nous auparavant quelles gens ce sont , et ce
qu’ils vous oui fait? Ne voyez-vous pas bien, répondit Don Quichotte, qui par bonheur reconnut leGrenadin, que ce sont des géants? Bramarbas est venu escalader ce château cette nuit, dans le dessein de m’assassiner: mais sa trahison a etc trompée; parce que j’en ai été averti secrètement parle sage Lirgande. Courons donc, mon cher don Tarfeyan; courons après ces traîtres, et poursuivons-les jusque dans les plus sombres forêts de la Chypre. Il voulut en même temps suivre les prétendus géants, qui sesauvoient à toutes jambes dans leurs chambres; mais don Alvar l'arrêta en lui disant : Non, non, trop courageux Don Quichotte, croyez-moi, une si vile canaille ne mérite pas que vous fassiez en chemise un si long voyage. Retirez-vous dans votre appartement; et ne vous montrez point en public que nous n’ayons su la résolution que prendra Bramarbas. Cependant Sancho et moi nous observerons ses démarches, pour vous en faire un fidèle rapport. Retournez donc vous reposer; car pour le présent vous devez être satisfait de l'avoir forcé de prendre la fuite, et de vous laisser son gant, qui servira de monument a nos neveux, de votre valeur et de sa lâcheté. Don Quichotte goûta l’avis, et se retira dans sa chambre; mais don Alvar, pour mieux s’assurer de lui, ferma la porte a double tour par dehors, et emporta la clef, après quoi d alla retrouver Sancho, qui étoit rentre dans la garde-robe, oh il s habilloit tout en jurant et en pestant contre son maître. lié bien, Sancho, lui dit-il, comment vous trouvez vous de la bataille? Fort bien, répondit Sancho, je n’ai qu’une cote d’enfoncée, et tous les os moulus. Patla gerni, je suis bien las de toutes ces balivernes; et si