‹ Œuvres de Le Sage (volume 3)Chapitre 20 sur 215 · LIVRE V, CH AI». V I · texte numérisé non relu

LIVRE V, CH AI». V I

tourner ses coups d'un autre côté. Pendant ce lemps-là il reçut une blessure à la cuisse. Cette blessure, quoique légère, l'anima si fort, que, serrant son épée île toute sa force, il la déchargea sur le brigand entre le casque et la cuirasse, avec tant de vigueur, que, coupant le gorgerin , oui seul couvroit cet endroit, il lui lit voler à terre la tête et le casque.

La joie que Brandimart ressentit de cette heureuse expédition avoit pour fondement la conquête du puissant coursier Batolde, avec lequel il comptait d’arriver bientôt à Élutb, et d'y rejoindre le comte d’Angers; mais la fortune ne vouloit pas qu’il revît sitôt son ami, et avoit résolu, pour son intérêt et pour celui de Fleurde-Lvs, de l’engager dans des aventures qui ne lui perinettroienl pas de se rendre à la cour du roi Monodant, dans le temps qu’il se le proposoit.

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