LIVRE V, C II AP. VII. /Q
Après bien des compliments de part et d’autre, la fée, pour reconnoître l’obligation qu’elle avoit à Brandimart, enchanta son cheval et ses armes ; de sorte que. le plus tranchant acier n’auroit pu les entamer. Ensuite elle lui fit voir, comme à son amante, toutes les merveilles du palais. Quand ils les eurent admirées, ils prirent congé de Febosile. Elle vouloit les retenir pour les régaler pendant quelques jours; mais ils s’en excusèrent sur la nécessité où ils étoient de se rendre à Ëluth; elle les pria de remener la belle Doristelle, c'est ainsi que se nommoit la dame inconnue , au roi de Lousaehan , son père, qui étoit incertain de sa destinée. Quand ce n’auroit pas été leur chemin de passer par là , Brandimart s'en seroit chargé avec plaisir.