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lion refuser; je vous sacrifie mon ressentiment. Je ne veux plus me souvenir que «lu courage de ce guerrier, et je lui demande son amitié. A ces mots, le roi de Circassie embrassa le défenseur du pont, «pii se livra avec la meme franchise à scs embrassements. Mais la dame s'apercevant que son chevalier étoit foible et blessé, le lit transporter au château pour rétablir ses forces et panser ses plaies. Les deux chevaliers qui avoient été spectateurs du combat, reconnurent Sacripant, qui, de son coté, reconnut en eux le comte Roland et Brandimart. Ils s'embrassèrent tous trois à plusieurs reprises, après quoi le paladin et son ami saluèrent très profondément la dame du château, de qui toute la personne avoit de quoi s’attirer rie I attention et dos respects. Elle répondit civilement à leur courtoisie, et les invita de si bonne grâce à s’arrêter dans son château, qu'ils ne purent s’en défendre. Lorsqu’ils y furent entrés, et que Roland eut bien considéré le chevalier blessé, il le reconnut pour le brave Isolier, frère de Ferragus. Isolier, après raccommodement procuré par Vstolpbe entre l’empereur Charles et le roi Gradasse, n’avoit pas voulu retourner en Espagne avec le roi Marsille, son père, et il étoit venu en Asie pour y occuper son courage dans les aventures de chevalerie. Il en avoit achevé plusieurs avec gloire, et il étoit enfin devenu amoureux de la dame de ce château, qui l’engageoit à garder le passage du pont.