‹ Œuvres de Le Sage (volume 4)Chapitre 165 sur 191 · I.e Sage. Théâtre, Mélanges · texte numérisé non relu

I.e Sage. Théâtre, Mélanges

divertir dans ces jours de réjouissances; et j’enrage de n’avoir pas gagné, car je perds par-là l’occasion de vous faire connoître ma probité, L’honnête homme, reprit en souriant (Titandre; si j’eusse perdu, tu aurois à bon compte emporte mes cent pistoles. Non, Monsieur, je vous le proteste, je me serois démasqué dans le moment, et je vous aurois remis les deux bourses comme un bien qu’en conscience je n’eusse pu retenir.

Voila, Monsieur, l’aventure dont je voidois vous faire part. Vous en ferez l'usage qu’il vous plaira.

Je suis, etc.

LETTRE XVII

D’un quartenier de la ville de Paris, à un gentilhomme de province

de ses amis.

Monsieur,

Vous savez que naître roturier et mourir noble, ce n’est, pas une chose fort extraordinaire. Moi -même, par exemple, quoique (ils d'un père qui, comme celui de monsieur Jourdain, donnoit du drap à ses amis pour de l’argent, je compte bien sur 1 honneur d’être un jour agrégé à la noblesse. Mais M. Dorimon, un de nos plus riches financiers, vient d'être anobli d’une façon très singulière. C’est ce que je vais vous détailler.

Monsieur Dorimon, quoique millionnaire, n’étoit pas content. Le souvenir de son origine, qui n’est pas j > 1 u s illustre que la mienne, ollroit sans cesse à son

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