‹ Œuvres de Le Sage (volume 5)Chapitre 237 sur 322 · G l J Z M A N D’A I. F A R A C II E · texte numérisé non relu

G l J Z M A N D’A I. F A R A C II E

cette conséquence. Non sans cloute , lui dis-je; au contraire, mon enfant, je suis disposé à vous y rendre service à l'un et à l’autre. Apprends-moi seulement de quoi il est question. Monsieur, reprit-il, Aguilera doit venir ici cette après-midi ; vous lui parlerez. JI vous découvrira tout son projet ; et s il y a quelque chose à corriger dans son plan, vous le perfectionnerez.

domine il achevoit ces paroles, on lui vint dire qu'un jeune homme le demandoit. Nous ne doutâmes point que ce ne fut Aguilera ; car nous ne commissions personne à Milan. Sayavedra courut au-devant de lui; et après l’avoir préparé à l’entretien que nous allions avoir ensemble , il me l'amena. Nous nous saluâmes de part et d'autre avec beaucoup de civilité. Cet Aguilera ét oit un garçon d’assez bonne mine, et qui me parut avoir de l’esprit. 11 me confirma tout ce que m'avoit dit mon confident, et me détailla d’une manière fort plaisante quelques exploits qu’il avoit faits avec lui. 11 m'apprit ensuite qu’étant venu à Milan dans l'espérance d'\ faire quelque grand coup , il avoit trouvé moyen de se mettre au service d'un riche banquier, chez lequel il demeuroit depuis six mois en qualité de commis; qu il avoit, par son exactitude et sa fidélité, gagné la confiance de son patron, en attendant qu'il trouvât l'occasion de le voler; qu’il s’en présentoit une fort belle; mais qu’il avoit besoin d’un second pour en pouvoir profiter; et qu’en rencontrant Sayavedra, il l'avoit regardé comme un homme tombé du ciel pour cela , le connoissant pour l’avoir vu dans l’action plus d’une fois, .le lui demandai si son dessein étoit d’une exécution bien difficile. Pas trop, me répondit-il; vous

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