LIVRE V I I, CH AP. VI 11. (h
Jt; jugeai ({lie cette actrice devoit cire colle en l'a veut de cjiii le marquis de Marialva s’étoit déclaré avant que d'avoir vu son Estelle, et ma conjecture ne fut que troj) vraie. A la fin de la pièce je conduisis Laure à son domicile', oit j aperçus en arrivant plusieurs cuisiniers (jui préparaient un grand repas. Tu peux souper ici, me dit-elle. Je n'en ferai rien, lui répondis-je; le marquis sera peut-être bien aise d’être seul avec vous. Oit! que non, reprit-elle; il va venir avec deux de scs amis et un de nos messieurs; il ne tiendra qu’à toi de faire le sixième. Tu sais bien que chez les comédiennes les secrétaires ont le privilège de manger avec leurs maîtres. Il est vrai, lui dis-je, mais ce serait de trop bonne heure me mettre sur le pied de ces secrétaires favoris. Il faut auparavant que je fasse quelque commission de confident pour mériter ce droit honorifique. En parlant ainsi, je sortis de chez Laure, et gagnai mon auberge, oii je coinptois d’aller tous les jours, puisque mon maître n avoit point de ménage.