‹ Œuvres de LeibnizChapitre 12 sur 47 · PREMIER SYLLOGISME · texte numérisé non relu

PREMIER SYLLOGISME

« Dieu ne peut rien vouloir qui soit opposé à l'amour nécessaire » qu'il a pour sa sagesse.

» Or le salut de tous les hommes est opposé à Tamour nécessaire » que Dieu a pour sa sagesse.

» Donc Dieu ne peut vouloir le salut de tous les hommes. »

La majeure est évidente par elle-même ; car on ne peut rien , doftt l'opposé soit nécessaire. Mais on ne peut point laisser passer la mineure; car quoique Dieu aime nécessairement sa sagesse, les actions où sa sagesse le porte ne laissent pas d'être Ubres , et les objets où sa sagesse ne le porte point ne cessent point d'être possibles. Outre que sa sagesse l'a porté à vouloir le salut de tous les hommes, mais non pas d'une volonté conséquente et décrétoire. Et cette volonté conséquente n'étant qu'un résultat des volontés libres antécédentes, ne peut manquer d^être Hbre aussi.

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