‹ Œuvres de M.A. JayChapitre 11 sur 48 · A LA REINE RÉGENTE · texte numérisé non relu

A LA REINE RÉGENTE

(c Madame , le divin amour chastement D passionné des parfaites beautés de l'épouse , » chef-d'œuvre de son idée éternelle , s'oc- » cupant doucement à l'admiration des mer- » veilles que la nature a le plus enrichies en » l'architecture admirable de votre sexe , m'a

NICOLAS FBBEHAK. 53

» licencié de les relever d'un grand étage » plus haut, jusqu'au couronnement du D frontispice de l'excellence de l'àme. »

Duhamel prétend que nous nous rapprochons de jour en jour de ce genre d'éloquence, et chastement passionné hii parait une alliance de mots digne d'être applaudie en séance pubh'que de l'Institut.

3^ Le Motse sauvé ^ de Saint- Amant, petit in-ia. Il n'était pas moisi par les bords, Qonmie dit Boileau ; mais les vers en avaient labouré les premières pages. Duhamel méprise le style de ce poème et il en estime peu la conduite : il lui reproche de n'être pas assez conforme aux règles établies par le père Le Bossu. Cependant il n'avait pu se dispenser d'en Élire Feniplettè, parce qu'il est porté sur le catalogue des Elzevirs.

4« Le Fléau de la foi. Enfin je l'ai découvert , s'écria Duhamel , en fixant des regards de tendresse sur un vieux bouqain vermoulu qu'il me présenta. Depuis vingt

54 NICOLAS FRBAlfAH.

ans /étais h sa poursoife ; et jusqti'icl il avait échappé à toutes mes recherches. Je lai demandai quel était cet ouvrage , doiit j'entendais parler pour la première fois. Il me répondit qu'il n'avait aucune sorte de mérite ; que l'auteur était un homme sans principes, ^gne du mépris 'Âe tous les honnêtes gens ; mais enfin, ajouta-t^il, c'est un livre introuvable , dont l'auteur a été brûlé rif : je ne le changerais pas contre les œuvres de saint Augustin.

Nous parcourûmes les titres de quelquen auttes livres, entre lesquels je remarquai :

L'Imitatiùn de JéêUê-Chris*^ première édition de l'abbé de Choisy; la Galerie dee finrimes fortes , par le père Lemoyne , et leê lArrétê ff amour de Martial d'Auvergne y coinmenlés en latin par le célèbre jurisconsulte Benoit Lecourt. Après cette revue bibliographique, je pris congé de M. Duhauiel et de sa raisonnable compagne.

Page 1