CONCLUSION
Floranville , craignant que son aTenture ne fasse du bruit dans la capitale, a pris le parti de voyager. Il est maintenant en Italie , et yisite les principales villes de cette partie de l'Europe. Il m'ëcrit fréquemment , et je remarque dans ses lettres une foule de réflexions qui prouvent que son caractère prend plus de solidité, et que son esprit est occupé de choses sérieuses. Ils'arrèteralong-^temps à Rome, etcomjneil estgrand connaisseur en peinture, il se propose de faire une collection précieuse de tableaux.
Kerkabon et Duhamel ont été pareillement obligés de quitter Paris pour des aflSùres près-
NICOLAS FRKBMAN. q6S
santés. Le premier s'est rendu à Bordeaux, et le second à Grenoble. Ils m'honorent aussi de leurs correspondances ; et la différence de lears opinions et de leurs caractères se montre dans leurs lettres, que je conserve soigneusement.
Je tne trouve donc presque isolé à Paris.
Je n'ai d'autre plaisir que d'aller quelquefois rendre visite à madame Le Sueur, qui me reçoit toujours avec bonté. Son adoration des Rois a été exposée au Salon , et lui fait honneur dans l'esprit des artistes ; elle a un grand talent, mais c'est là son moindre mérite à mes yeux j elle est bonne , modeste et vertueuse. Il est difficile de la voir sans l'aimer et sans l'estimer.
Depuis le départ de nos amis, j'ai renoncé à écrire. La lecture des bons livres fait toujours ma principale occupation ; mais cela ne donne point à mon esprit le même ressort qu'une conversation raisonnable et animée.
Il faut «qu'on me pousse, comme Montaigne , à dextre et à senestre, r> pour donner du
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mouveittent à ma pensée. Je suis donc foieë de m'ariéter. Je crains seulement que le lecteur ne pense que j'aurais dû m'artéter plus tôt.
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MËLMGES