‹ Œuvres de M.A. JayChapitre 32 sur 48 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

se» LES CAUSES Q0I s'OPPOSiEENT kV SVCCÈS DBS ODYBAGES DE KILTON A l'ÉPOQUE DE LEUB

PUBUCATION.

L'opéra ou la mascarade de Cornus , et le poème élëgiaque intitulé Lycidas , parurent dans l'intervalle de temps qui s'écoula entre ks années i63a et i638. Le premier de ces ouvrages est , dit-on , fondé sur un fait véritable (i).

a J'ai appris dans un manuscrit d'Oldj^ dit Warton, que le comte de Bridgevea-

(i) Cornus Masque, de Milton, tradacUon Utttfrak. P^risi P. Didot l'atoë, i8ia.

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ter , ayant été nommé lord-président du pays de Galles, prit possession de sa résidence à Ludlowcastle , avec une grande solennité.

Il fut accompagné par un concours nombreux de nobles et d'habitants du voisinage.

Dans le nombre de ceux qui s'y réunirent étaient ses enfants , particulièrement lord firackley, l'honorable Thomas Egerton, et kdy Alice Ëgerton , leur sœur , qui vinrent pour assister aux cérémonies de son installation.

y> Ayant été en visite dans le comté de Hèreford, chez un de leurs parents, ils furent surpris par la nuit, en traversant la forêt de Hayvood, et même lady Alice Egerton fut égarée pendant quelque temps. Cet accident , qui n'eut aucune suite fâcheuse , fournit à Milton le sujet de l'opéra de Cornus.

. » Les liaisons de Milton avec la fimille du comte de Bridgewater , dont il avait éprouvé la bienveillance , l'avaient déjà engagé à écrire deux poèmes , l'un intitulé arcades , pour la

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comtesse de Derby ; l'autre, son ode élëgiaque, pendant qu'il ëtait étudiant à Cambridge, pour la marquise de Winchester.

On doit donc considérer Camus non comme un drame composé pour la scène , mais j^Qtôt comme un poème de circonstance^dont l'intérêt ne pouvait être général (i).

L'élégie , intitulée Lycidas, avait été com^ posée à l'imitation de quelques poésies italiennes. De là vient dans cette pièce le mélange des grands et des petits vers, espèce de mesure qui n'a jamais eu de succès eu Angleterre.

Maintenant, si l'on considère dans quelles circonstances parurent ces deux ouvrages , on sera peu étonné de l'indifférence avec laquelle

(i) Comme cet opéra est peu connu en France, j'en donnerai Tanalyie.

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