‹ Œuvres de M.A. JayChapitre 42 sur 48 · SCÈNE vn · texte numérisé non relu

SCÈNE vn

tt Chàre déesse, dit le génie à Salnriaa, nous implorons votre puissaqee pour briser le lien magique d'une vierge pnre, enchaînée pas les forces et par la ruse d'un maudis enchanteur.

SABRmA.

y> fiergsr , mon plua doux emploi esl^ de

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venir an secoMs de la chasteté prise dans un pÎBge. Belle princesse, levez les yeux sur mm. Ainsi je rëpands sur votre sein des gouttes d'une vertu merveilleuse que j'ai "pûisëes dans ma fontaine limpide; j'en arrose iBois fois vos belles mains et trois fois vos lèvres vermeilles ; je touche d'une main pure YOtre siège enchanté : maintenant le charme a perdu sa force , levez- vous. Pour moi je pats avant l'aurore, pour me rendre à la cçur d'Amphitrite. »

Elle sort ; la princesse se lève. Le génie remercie la nymphe absente en ces termes :

«Yierge, fille de Locrina, issue de Fan cienne lignée d'Anchise , puissent mille petites sources qui tombent des montagnes couvertes de neige t'apporter leur tribut! Que l'air brûlant de l'été ne flétrisse jamais ta belle chev^eliire blonde , et que les torrents de l'hiver ne souillent jamais de limon ton cristal limpide. Puissent le béryl et l'or rouler dans tes vagues , et tes bords être toujours ornés de bosquets de myrrhe et decinnamome ! »

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Tous ces passages rappellent la manière antique , et me paraissent dignes de Fauteur du Paradis perdu.

Le génie invite la princesse à quitter ce lieu funeste , pour éviter de nouvelles embûches 'y il lui propose de la guider au palais de son père.

La scène change y et représente la ville et le château de Ludlow. On voit entrer des' danseurs villageois. Le génie , les deux frères et la princesse arrivent un instant après. Leurs parents sont au comble de la joie ; on s'em* brasse , et chacun se livre à des transports d'allégresse. Le ballet commence , et, lors*

qu'il est fini , le génie récite l'épilogue sui-

Tant , qui termine la pièce. J'ai traduit cet épilogue en entier , avec toute l'attention dont je suis capable , pour donner au lecteur une légère idée du style lyrique et de la belle imagination du poète anglais.

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