ÉPILOGUE
LB GÂNIB.
« Je vais diriger ma course vers TOcéan y vers ces heareox climats , régions célestes et brillantes d'une étemelle lumière. Là^ je me nourris d'ambroisie, au milieu des beaux jardins d'Hespérus , dont les trois fiUes élèvent lenrs voix mélodieuses auprès de Tarbfe d'or. Là résident et le joyeux Printemps y ami des ODoibrages irais, des bosquets fleuris, et les Grâces et les Heures au sein de roses, dont les présents se renouv^ent sans cesse. Dans ces fortunés climats , les vents apportent sur leurs ailes odorifiérantes les doux parfums de l' AraMe ; et la jeune Iris, à l'arc humide ^ se plait à répandre sa rosée sur mille fleurs, dont les nuances variées surpassent celles qui brillent sur son écharpe. C'est là que le bel Adonis se rétablit de sa profonde blessure dans un sommeil paisible , tandis que Vénus, assise à ses pieds , se livre à sa douleur , et que , planant dans une région plus élevée , l'Amour tient
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dans ses bras Psyché , sa bien-aimée, qui , de l'aveu des immortels, doit devenir sou épouse, et lui donner deux fiUes célestM , la Jeunesse et la Joie. Ainsi Ta juré le maître des dieux.
D Maintenant ma tâche est finie. Je puis déployer mes ailes, et, d'un vol aussi rapide que la pensée , arriver aux bornes de la terre , où la voûte du ciel s'incline lentement, et de là franchir l'espace jusqu'à la planète de Phœhé.
^ Mortels qui voudriez me suivre , aimez la vertu, divinité puissante qui peut seule vous guider vers les demeures célestes : car, si les forces pouvaient manquer à la vertu , le ciel lui-même s'inclinerait pour la recevoir.»