CONFIDENCE DU MAJOR
Le major FloranviUe est vena me voir ce matin de très bomie heure.
a Freeman , mon ami, m'a-t*ii dit en entrant , allons déjeuner chez Tortoni : j'ai de grands secrels à tous communiquer. Je n'ai pas Toulu TOUS en instruire devant le philosophe , quand nous nous sommes rencontrés aux Tuileries j je vous en ai seulement tou«ché deux mots à l'oreille. Notre ami est un homme excellent 3 mais il a une manière d'envisager les choses si originale y que je me garderai bien de lui faire mes confidences. Je ne vais guère lui rendre visite que lorsqu'il nous donne à dîner , ou bien quand j'ai besoin de loi emprunter quelque argent.
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» — Ne savez-vous pas, lui répondis-je , que Kerkabofi psi |'|p<}ul^n^ n|éme ?
» — S'il est indulgent sur certaines matières, répliqua le major, vous m'avouerez qu'il est très sévère sur d'autres, par exemple sur l'article des femmes : on dirait qu'il est payé pour être l'avocat du beau sexe. Vous rappelez-voqs l'air gr-^ve qu'il prend lorsque , dans notre petit comité, je raconte quelques u^es de mes fredaines. Il finit toujours par nous débiter une foule de réflexions morales qui sont d'un eni^ui moirteh Je ne croia paf qu'on ait jamais vu de philosophe plus capucin ; il ne passe rien à la fougue de l'âge , v ajouta||i^ major en jetant lea yeux sur la glace de ini^ cheminée , et ajustant le toupet de sa perruque.
Pendant qu'il achevait sa toilette, je fai* sais aussi la mienne. Un cabriolet uous attendait , et nous fûmes Mentit rendus chez Tortoni. Après avoir tranquiUemeat déjeuné , le major me dit :
NICOLAS VESfilfAN. 39
Il est temps qne je voas ouvre mon cœur. Yoos ayez remarqaé cette jeune femme en costume de vestale, que je tous montrai l'autre jour aux Tuileries : comment la trouyes-vous?
TRSSMAN.
Mais elle m'a paru assest l»ieo.