‹ Œuvres de M.A. JayChapitre 6 sur 48 · LB M A JOB · texte numérisé non relu

LB M A JOB

Comment, assez bien! C'est la plus jo^ lie femme de Paris, une clôture céleste. De grands yeux bleus, une forêt de oheveUK d'un blond cendré , la gorge la mieux plaoëe , et tout le reste à l'avenant; ajoutez à cela une modestie , une ingénuité ! • . . Elle est adorable.

FBEBHAN.

Vous la connaissez ?

LB HAJOB.

Pas encore. Je n'ai même fait qu'entre-* voir sa^figure au travers de son voile de point d'Angleterre ; mais je suis en passe de la

4o MCOLA5 FHBBMAN.

mieiUk connailre. Figurez- vous que, lorsque j'étais ravi en admiration devant elle, elle a levé un coin de son voile , et noi'a lancé à la dérobée un regard qui est tombé comme une étincelle au fond de mon cœur. J'ai surle-cbamp ordonné à Gabriel de la suivre, et de m'en donner des nouvelles. Gabriel, que j'ai élevé depuis quelque temps à la dignité de valet de chambre, est un garçon d'esprit, fait exprès pour ces sortes de commissions. Il a vu la belle sortir des Tuileries avec sa mère : car j'avais oublié de vous dire qu'elle a une mère. Elles sont montées en voiture vis-à-vis du Pont- Royal, et la bonne femme a ordonné au cocher de les conduire à l'hdtel de Yarspvie, me de Provence. Vous pensez bien que Gabriel n'a pas oublié cette adresse ; il a pris les informations nécessaires, et j'ai su que ces deux femmes sont étrangères et nouvellement débarquées. Elles arrivent de Pologne, et viennent passer quelque temps en France, soit pour se former le goût, soit pour voir un peu le monde et admirer les merveilles de Paris ; elles sont très riches , et recommandées à nos meilleurs banquiers.

NICOLAS FRKBMAN. 4>

La mère a quelque envie de se faire présenter a la cour.

FHEBMAN.

Quel est le nom de ces dames ?

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