‹ Œuvres de M.A. Jay (volume 2)Chapitre 16 sur 32 · DE L'ABBÉ RAYNAL · texte numérisé non relu

DE L'ABBÉ RAYNAL

Guillaume-Thomas-François Raynal, l'un des écrivains philosophes les pins célèbres du dernier siècle, reçut, comme Voltaire, son éducation chez les jésuites. Il était né à St-Geniez, dans le Rouergue, en xyiS; et ce ne fut que vers 1748 qu'il abandonna la compagnie de Jésus et parut dans le monde : il avait trentecinq ans. Le plan de vie qu'il s'était fait jusque alors annonçait un adversaire plutôt qu'un

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soutien des doctrines philosophiques; non seulement il avait été ordonné prêtre , mais il avait professé la théologie, et s'était essayé avec quelque succès dans le genre d'éloquence déjà perfectionné par Bourdaloue et Massillon. Un zèle peu réfléchi l'avait rendu missionnaire j bientôt la raison le rendra philosophe. Il est probable que l'étude des matières théologiques n'avait pas entièrement absorbé sa pensée , et qu'il négligeait quelquefois saint Thomas ou saint Augustin , pour raisonner avec Bayle , ou pour douter avec Montaigne.

Il était aimé des jésuites , qui , par une politique bien entendue , s'empressaient d'adopter les jeunes gens nés avec d'heureuses dispositions , et dont les talents pouvaient honorer leur société ; mais l'amour de l'indépendance , l'attrait des affections sociales, peut-être même le sentiment de ses forces et le besoin de la célébrité, entraînèrent l'abbé Raynai. II quitta sa retraite, et fixa son séjour à Paris, danwn temps où l'influence de la littérature philosophique commençait à s'étendre, et à épurer les opinions , en attendant l'amélioration des mœurs.

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Ce contraste entre les mœurs et les opinions est un phénomène digne de remarque. Le monde se trouvait à cette époque sous l'empire de deux génies çpposés. Tandis que la dépravation morale , née et entretenue dans la classe la plus élevée de la société , pénétrait graduellement toutes les conditions et desséchait les cœurs, la philosophie s'efforçait d'échauffer les âmes par le sentiment de l'humanité , d'agrandir la pensée par l'examen approfondi des droits et des devoirs de l'homme. Les factions ennemies qui troublaient l'église; les disputes théologiques, si frivoles dans leurs principes, si cruelles dans leurs résultats, les odieuses persécutions des protestants ; les excès de l'intolérance , qui refusait au chrétien mourant sa dernière consolation ; toutes ces causes réunies avaient affaibli le pouvoir des croyances religieuses. Les ministres de l'Évangile, occupés d'intérêts humains, oubliaient leur céleste patrie ; les passions avaient envahi le temple ; Dieu lui-même semblait absent du sanctuaire. Ce fut alors que la morale, flottante et sans appui , se réfugia dans la philosophie.

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La société considérée sous ces deux aspects, il est facile d'expliquer les opinions, la conduite , les travaux de l'abbé Raynal.

Quel est le spectacle qui frappa ses regards à son entrée dans le monde? D'un cAté il voyait un monarque enseveli dans de honteux plaisirs , le pouvoir avili entre les mains d'une courtisane adultère , un fanatisme sans frein se mêlant à des voluptés sans décence, les atroces folies de la bulle Uniyenitus, les refus de sacrements, le mépris, l'oubli des droits de l'humanité , les affections de famille devenues un sujet de ridicule , la licence alliée à la servitude , les vices privilégiés bravant la censure publique ; de l'autre , apparaissaient quelques hommes armés de la toute -puissance de la raison , soulevant les sentiments généreux en faveur de la vertu méconnue , de la morale outragée. À cette époque parurent successivement les grands ouvrages philosophiques qui imprimèrent un caractère particulier au dernier siècle. Condillac soumet à l'analyse les opérations de l'entendement , et découvre cette importante vérité > qu'une science perfectionnée n'est qu'une langue bien foi-

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te (1 ); Montesquieu, pour me servir de la belle expression de Voltaire , <* retrouve les titres perdus du genre humain; a J.-J. Rousseau ordonne aux épouses d'être mères, rappellelebonheur au sein des familles , et donne A à la vertu l'attrait de la volupté. Ce fut vers le milieu du siècle que commença , au défaut du sacerdoce, décrédité par ses propres excès, cet apostolat philosophique , dont le zèle se montra quelquefois exagéré , mais dont le but fut toujours digne d'éloge. Alors s'éleva ce monument encyclopédique où vinrent se réunir, comme dans un centre commun, les rayons épars de toutes les sciences , vaste dépôt des connaissances humaines , dont le plan seul est un ouvrage admirable. Dans le même temps, Voltaire , appuyé sur vingt chefs-d'œuvre en di* vers genres , citant à son tribunal l'injustice , la tyrannie , arrachait de malheureuses vie*

(1) Les progrès de la chimie ont été le résultat de cette vérité* ' «

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times à l'oppression et au fanatisme. La raison n'eut jamais de plus habile défenseur; jamais le talent ne montra plus d'activité et d'énergie, doit pour anéantir des préjugés nuisibles , soit pour assurer le triomphe de la tolérance ; une émulation générale agitait forte* ment les âmes; la littérature, fécondée par l'esprit philosophique , s'appliquait à tous les sujets importants de législation, d'économie publique , et embellissait les plus sévères études. Buffon , esquissant d'une main savante et hardie l'immense tableau de la nature, ouvrait la carrière à d'autres talents , et préparait de nouvelles renommées ; le domaine de la pensée s'agrandissait chaque jour, et l'admiration publique décernait de justes triomphes aux hommes de génie dont les immortelles productions honoraient la France et ajoutaient un nouveau lustre à la gloire nationale.

Qu'on se figure un homme doué d'une brillante imagination, d'un esprit attentif , d'une àme généreuse , jeté au milieu de ces directions opposées ! Il faut qu'il choisisse entre les drapeaux du fanatisme et ceux de la philoso-

db l'abbb haynal. a*g

pfcfe, entré l'erreur et la vérité. fiaynatfit un choix digne de lui , le prêtre devint philosophe; et ce qui peut servir à marquer les progrès de l'époque ,. ce changement n'excita ni censure ni éloges ; on trouva cette métamorphose toute naturelle : il semblait qu'on fût revenu à l'époqu*. où la philosophie était aussi le sacerdoce .Cependant Raynal, peu favorisé des dons de la fortune , chercha dans la culture des lettres d'honorables moyens d'existence ; et, ce qui est rare à toutes les époques, il eut le bonheur de lea trouver. Quelques uns de sas premiers ouvrages , les Anecdotes littéraires et les Mémoires de Ninon de V Enclos , fournirent à tes besoins , et firent peu pour sa renommée ; ce sont des compilations qui nfrnt laissé qu'un faible souvenir. .

Il n'en fut pas ainsi de V Histoire du stathoudérat. Cet ouvrage attira l'attention des connaisseurs ; ils crurent y voir la promesse d'un talent distingué. Ce fut là tout le succès de cette production , dans laquelle l'auteur essaya $fis forces. Il q|ait facile d'y remarquer le germe des beautés qu'on admire dans VHisiv. 14

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UUre philosophique , même celui des défauts qu'une critique sévère doit pardonner : car les beautés font dhin ordre supérieur, et les défauts disparaissent dans cette vaste composition, où l'éloquence du langage ennoblit presque toujours la pensée. L'Histoire du *imthoudérat n'e*t qu'un précis des révolutions qui ont agitç la Hollande depuis que le patriotisme de ses habitante brisa les fers de Foppression. La république batave avait triomphé de l'orgueil espagnol , comme son industrie avait dompté les flots d'une mer orageuse. Malheureusement une lutte s'établit au milieu d'eux entre le pouvoir et la liberté : les princes d'Qrange, fondateurs de la république, tendirent constamment à la dominer, et à rendre cette domination héréditaire; d'illustms citoyens se dévouèrent pour la cause publique; plusieurs d'entre eux périrent glorieusement, victimes de l'ambition irritée et de la fureur aveugle d'un peuple égaré. La maison d'Orange eut le malheur de réussir dans sa funeste entreprise ; cette famille produisit de grands capitaines; on y trouverait difficilement un grand homme.

Enn&raçant l'histoire des Provinces-Unies, Itaynal se rangea du parti de la liberté; l'un des premiers il combattit le préjugé qui attachait une sorte de dégradation au caractère et à la profession de commerçant. « Les négociants, dît-il en parlant de la Hollande, sont le nerf et la gloire -dp cet état ; il serait peutêtre plus exact de dire qu'ils font tout l'état. Far leur industrie, un pays qui ne produit rien de ce qu'il faut essentiellement pour construire et pour équiper des vaisseaux couvre la mer *de ses flottes ; il n'a nul objet 4e né* «esdlté ou de luxe do*t il puisse trafiquer avec ses voisins , et il est devenu le magasin de toute l'Europe. Tous ses havres, celui d'Âm»

sterdam-en particulier, sont si mauvais , que les plus petits navires n'y peuvent entrer sans risque , et il n'y a point de ports au monde si fréquentés. Les sages qui remanieront à lq source de ces prodiges, bien pUls intéressants pour l'humanité que les exploits des conquérants, trouveront que, tandis que d'autrts peuples étaient agités de fureur civiles, la Hollande jopiswit de la Uanquitlilé dopwtfifue. Un ridicule préjugé confondait dans

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tains pays le négociant qui donne des ordres dans toutes les parties du monde avec le plus vil ouvrier, et la Hollande l'élevait au rang de ses législateurs (i). »

Si ce passage avait pu laisser quelque doute sur les opinions philosophiques de Fauteur, il n'aurait pu résister aux idées de tolérance qui lui dictèrent les réflexions suivantes, 11 s'agit ici de religion, <c Les partisans de diverses sectes qui s'égorgeraient ailleurs vivent dans une union étroite et même intime sur les terres de la république ; ils se regardent comme des citoyens du monde sagement liés par les besoins et les devoirs de l'humanité. Le magistrat n'a pas encore senti la nécessité de troubler l'état pour détruire au gpour établir des opinions incertaines ou contestées ; il parait convaincu , malgré les fureurs des enthousiastes , que toutes les religions font des

(i) Histoire du staihoudérai, pag. ai 5 et suiv. La Haye, 1748.

de l'abbé baynal. ai 3

sujets soumis lorsqu'il* ne sont pas persécutés par la religion dominante. Il se peut qu'il y ait des pays où la religion fasse plus de bien , mais il n'y en a point où elle fasse moins de mal (1). »

Ces observations paraissent raisonnables et modérées; mais, à l'époque où Raynal écrivait , il fallait du courage pour les énoncer : les idées de tolérance étaient alors considérées comme des erreurs subversives de l'ordre social. Les factions religieuses qui se déchiraient avec tant de fureur ne suspendaient leurs attaques qfle pour s'opposer de concert au progrès irrésistible des lumières. La raison était repoussée de toutes parts; les amis de la tolérance étaient dénoncés comme de mauvais citoyens. Nous n'avons pas encore tout-à-fait rétrogradé jusque là; je crois même qu'on pourrait répéter aujourd'hui, sans craindre la censure qui condamna Marinontel : « On

(i) Histoire du stathoudérax , p. 232 , 22?

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n'éelaire pas les espritd avec la flammfe'de* bfahers (1). »

Vers le même temps, l'abbé Raynal traita Y Histoire du parlement d'Angleterre avec aussi peu de critique et de soin que celle du stathoudêrat. Cette production est aujourd'hui oubliée , et cet oubli n'est qu'un acte de justice. L'auteur n'avait ni les connaissances nécessaires ni le genre de talent qh'exige o* pareil sujet. On le trouve souvent en contradiction avec lui-même ; et la fiante politique y « considérée comme science , lui paraît totalement étrangère. Ses jugements sur tes révolutions d'Angleterre sont ou superficiels ou faux. Dans son dernier chapitre , ojl il parle de l'organisation du parlement britannique, son langage est plein de dérision ou d'amertume. Cet ouvrage parut à l'époque où l'ascendant de l'Angleterre humiliait le gouvernement français, dépourvu d'énergie et de dignité. Si Ray*

(0 Bétisaire, chap..i5.

SB L y ABaà AÂYNAL. Ql5

Bal considéra la publication de 6on livre comme an acte de patriotisme » il se trompa : les Anglais étaient ce qu'ils devaient être, lefr Français ne Tétaient pas encore.

Je n'ai rencontré dans V Histoire du parlement d'Angleterre qu'an seul passage où l'on reconnaisse l'auteur de Y Histoire philosophique. Après avoir tracé le portrait de Hen~ ri Y, dont le régne devait être si funeste % la France* il ajoute : oc Les princes sages qui on t touIu tendre leurs peuples capables de gran<~ des choses ont toujours commence par éiavfer leur courage en affermissant leur liberté. Dés nations esclaves sont toujours lâches, et fiécessairement ennemies des monarques qui les gouvernent. He*ti,qui avait formé de grands projet», crut avec raison que leur exécution dépendait de l'harmonie qu'il établirait entre les différents pouvoirs de la monarchie. Il fut assez habile et assez heureux pour bannir de ses états cette défiance cruelle qui avait toujours régné entre ses prédécesseurs et le parlement. Comme il n'empiétait pas sur les droits de ses sujets, ils #e cherchèrent point à attente): à sa

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prérogative. » Ces remarques sont d'un prit juste ; elles étaient vraies au temps où l'auteur les publiait ; elles sont encore vraies aujourd'hui.

L'abbé Raynal, doué d'un esprit agréable et d'une belle figure , ne pouvait manquer de réussir dans le monde. Rien de plus séduisant que la société de Paris , vers le milieu du dernier siècle : la capitale de la France était devenue celle de l'Europe savante et littéraire ; c'était la Rome de Médicis, ou plutôt l'Atbènes de Périclès. L'élégance qui régnait dans les manières commençait à se mêler aux raffinements du luxe; les mœurs de la régence , qui avaient dicté les pages licencieuses de Crébillon fils , étaient de mauvais goût ; quelque décence accompagnait la corruption. Tandis que l'espfit philosophique créait l'indépendance de la pensée, en dirigeant l'opinion vers le beau et l'utile , la morale, long -temps oubliée, reparaissait avec l'attrait de la nouveauté et la force d'un sentiment; du moins la vertu était honorée, et c'était déjà *me amélioration. Tout homme qui montrait un

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talent réel trouvait de sincères amis, et non d'orgueilleux protecteurs. Un trait de vertu , un acte d'héroïsme, excitaient l'enthousiasme, qui se change aisément en émulation. Les femmes, qui entraînent tout lorsqu'elles mêmes sont entraînées; les femmes, dont le cœur est si facilement accessible aux émotions généreuses et aux opinions exaltées , applaudissaient avec transport à tout ce qui apparaissait de noble ou d'éclatant dans les arts, dans les lettres , dans la société. C'était dans les cercles où elles régnaient en souveraines que la vertu ou le génie trouvaient pour récompense l'amitié ou la gloire. Ces réunions, dont le souvenir n'est pas exempt de regrets, étaient formées des hommes distingués de tous les pays , élite précieuse de la civilisation européenne. Il semblait que la France fût la patrie commune de tous les hommes éclairés ; la littérature et la philosophie y faisaient chaque jour de nouvelles conquêtes; enfin elle était respectée malgré la faiblesse et les fautes de son gouvernement ; la gloire du génie remplaçait celle des armes : heureuse compensation pour l'humanité !

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Ce fut dans on monde pareil que Ea ynal a?

trouva jeté en sortant de l'obscurité d'un «lot- Une. Dès qu'il fut remarqué» il trouva des amis. Ses liaisons avec les plus célèbres personnages du dernier siècle datent de l'époque où il Ait chargé de la rédaction du Mercure de France* Ce recueil , qui jusque alors n'avait mérité qu'une médiocre estime, commençait à prendre de l'importance ; il devait bientôt offrir un intérêt réel sdus la direction de Maraontel et de La Harpe-

LeB discussion* littéraires* s'exerçant surets sujets utiles -, sur des matières philosophiques , fournissaient un aliment solide aux esprits T et recevaient un haut degré d'attention. Dtut partis divisaient alort la république des lettres. Les uns , ceux qui voulaient perpétuer les abus dont ils faisaient leur profit, éfajnr des institutions qui tombaient en ruine , s'efforçaient de concentrer en elle-même la littérature, dont ils redoutaient l'influence ; ils voulaient que les écrivains n'eussent d'autre but que la perfection de l'art : aussi n'attachaient-ils de prix qu'aux formes extérieures,

à l'agencement des parties, à la régularité des plat»* à la pureté et à l'tartoonie du langage. Usdéfeadaieut aux hommes dfe lettres d'ouvrir de nouvelles foutes à la pensée , d'éclairer laa peuples , de préparer les réformes exigées paf de nouveau* fceaoibs tet de nouveaux rapports. C'était Técole de Deafontainés et dû Fréron. V*rt-V*rt était pou* eux uh tehtfd'oeuvre plus admirable q*e là Henriade; Us préféraient Nicole à Montaigne, M daigtikient à peine s'occujper de Montesquieu t ce n'était qu'un philosophe. Le reproche si tàgné et qui rend la Critiqué si aftée, le rfeptoche de d& clamatien> *te l'adressaient à Rousseau* qu'ils n* comprenaient pas , et en général à totte les écrivaiafede l'époque; Le tentimènt de la liai* ne m'était fcoiat étranger à cette accusation, et l'on y reconnaissait aisément l'inspiration de l'envie. Les autres, cédait à une direction nouvelle) voyaient dans l'artd'écrire un moyen de répondre la lumière , de détruire les préjugés qui tiennent lds peuples dans un état hon* tenx d'ighorance et de servitude, de leur apprendre à connaître leurs droits et lemi* devoirs. Lé talent n'était , jpour ces écrivains ,

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