‹ uvres de Maine de Biran (volume 4)Chapitre 17 sur 35 · DES HAIUTL'UES PASSIVES M · texte numérisé non relu

DES HAIUTL'UES PASSIVES M

que peuvent les [n-ouirs de l'Auc pour rinousser notre sensibilité, et la leiitli-e en partie calleuse ; et que nous considérons de l'autre, l'extension iii'aduelle de la portée de nos sens actifs (seuls susceptibles d'une véritai)le éducation), la force, l'adresse et l'a.t^ilité croissante de nos organes moteurs, le perfectionnement rapide des facultés (jui se rapportent le plus immédiatement à leur exercice, la multitude de ju.i;ements et d'<t[)érations compliquées, qui entrent dans cet exercice, maintenant si simple, en apparence, pourrions-nous méconnaître l'origine réelle de tous nos progrès, et ne pas voir que c'est à nos facultés motrices que se rattache d'abord l'influence l;i plus utile, la plus heureuse de l'habitude?

C'est à l'habitude que nous devons la facilité, la précision et la rapidité extrême de tous nos mouvements et opérations volontaires ; mais c'est elle aussi qui nous en cache la nature, le nomljre : « Elle nous cache la part ({u'ellc y prend, précisément parce qu'elle y domine ;ui plus haut degré ». Essayons de lui arracher une ])artie de son secret, et de démêler quelques-uns des éléments de ces produits si conqjlexes. Voyons d'abord comment la faculté de percevoir s'étend et se perfectionne par la répétition continuelle de son exercice.

Trois causes ou circonstances principales concourent a rendre une impression répétée plus distincte, et à l'approprier à-la faculté perceptive: 1" ailaiblissemcnt du premier effet sensitif ; '2° facilité et distinction croissantes des mouvements propres d'où d('q)end son caractère actif; 3" association à d'autres UKmvements (ju'elle détermine, ou à d'autres impressions (]ui coïncident avec elle et servent, comme autant de signes, de marques propres à la distinguer et à la faire reconnaître

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